Volume 29 Numéro 11 Le 3 février 2012

Un silo écrasé sert un sérieux avertissement

Par Jan-Daniel Etter, collaborateur
redaction@journalagricom.ca


Louis Raymond propriétaire de la Ferme Ré-Mont situé à Cumberland dans l’Est ontarien a été témoin de l’effondrement de l’un de ses silos-tours en béton lors de son remplissage l’automne dernier. Heureusement, ce­lui-ci est tombé sans causer de dom­mage majeur à la ferme et sans faire de victime. Par contre, l’événement a servi d’avertissement pour tous les producteurs laitiers de sa région.

 

Selon M. Raymond, son silo a été construit au début des années 70, mais il ne présentait pas de signe vi­suel de dégradation. Le producteur a alterné l’entreposage d’ensilage de foin et de maïs au court des années. En 1992, le silo original de 18 x 50 pi a été allongé de vingt pieds de hauteur. Des anneaux métalliques supplémen­taires ont été installés, de même qu’un revêtement intérieur dans la nouvelle partie et à quelques endroits à la base pour colmater des fentes entre les blocs de béton. La fondation était en tout point dans un état parfait et ne présentait aucune faiblesse ou incli­naison.

 

Quand vint le temps de remplir le silo, les conditions de récolte de l’ensilage étaient optimales tant au niveau de l’humidité que de la qua­lité. M. Raymond a rapidement rem­pli le silo sans l’aide d’un distributeur rotatif. Cela a possiblement créé une accumulation des éléments les plus humides contre le mur extérieur, for­mant une pression latérale supplé­mentaire et complémentaire à la pres­sion verticale. C’est deux pressions, combinées à l’action de dégradation du béton par l’acide au cours des an­nées, a fragmenté quelques blocs et causé l’effondrement.

 

« Je m’attends à ce que 2 à 3 silos-tours tombent chaque année si nous ne prenons pas cette menace au sérieux. Malgré le fait que mon silo semblait en bon état, quelques heures après son remplissage, il était par terre. Je recommande à tous les pro­ducteurs qui ont des silos-tours de plus de 20 ans et qui les remplissent avec de l’ensilage de maïs de les faires inspecter », clame Louis Raymond.

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