Volume 34 Numéro 16, le 28 avril 2017

Un spécialiste des sols pour l’Est ontarien


Sebastian Belliard, spécialiste en gestion des sols et en grandes cultures est en fonction depuis le 1er mai pour l’Est ontarien au sein du MAAARO.

Par Chantal Quirion


Un spécialiste en gestion des sols et en grandes cultures entrera en fonction le 1er mai pour l’Est ontarien.

Ainsi le  ministère de l’Agriculture de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO) a nommé Sebastian Belliard  pour succéder à Gilles Quesnel dont le départ à la retraite il y a maintenant près de deux ans avait laissé les agriculteurs de la région orphelins. Le MAAARO avait évoqué la difficulté à trouver un candidat bilingue répondant aux exigences du poste pour expliquer le délai.

Les exigences linguistiques ne seront certes pas un obstacle pour M. Belliard qui maîtrise quatre langues : le français, le néerlandais l’espagnol et l’anglais.

« Mon père est Français et ma mère Néerlandaise et je leur parle dans ces langues respectivement.  Ils se sont rencontrés et mariés au Mexique et j’ai passé un moment de mon enfance à El Paso sur la frontière mexicaine – d’où l’Espagnol et le « an » à la fin de mon prénom. Je n’ai appris l’anglais qu’une fois à l’école. Donc voilà, j’ai un accent de Français de France, mais j’espère qu’on ne m’en voudra pas », explique M. Belliard avec un brin d’humour.

 

Le nouveau venu au bureau de Kemptville est diplômé de l’Université McGill en agriculture et en sciences de l’environnement. Il oeuvrait déjà toutefois au sein du MAAARO ayant la responsabilité de cartographier les sols de la région d’Ottawa et de Peterborough, régions pour lesquelles il a visité plus de 200 propriétés et échantillonné plus de 10 000 acres de terrain. Il était de l’équipe pédologique du ministère.

Parallèlement, il a mis à profit ses connaissances pour sa propre entreprise maraîchère incluant la culture du champignon, activité qu’il a menée en partenariat à Peterborough. Il a fait ses débuts au sein d’un groupe de recherche sur l’écologie des sols à McGill, étudiant les impacts des émissions de l’oxyde nitreux sur l’agriculture et les effets de la fertilisation sur le canola, notamment. Il conserve toujours cette passion pour la santé des sols.

« Ma  vision est celle d’une agriculture qui s’adapte aux sols pour mieux produire.  Je compte travailler fort pour mettre en place tous les éléments pour faciliter cette adaptation. En tant que pédologue junior au sein de  l’Étude pédologique du MAAARO, j’ai pu analyser une bonne partie de l’énorme diversité de sols présents dans la région et voir de quelle manière le sol influence le succès de la culture au-dessus. »

M. Belliard indique que son rôle consistera tout autant à faciliter la transmission d’informations entre les producteurs.

 

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