Volume 26 Numéro 08 Le 3 décembre 2008

Une nouvelle présidente à la Fédération de l’agriculture de l’Ontario

Par Pierre-Alain Blais, rédacteur en chef


Bette Jean Crews, la nouvelle présidente de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario (OFA).

La Fédération de l’agriculture de l’Ontario (OFA) a une nouvelle présidente ? Bette Jean Crews ? élue sans opposition lors de la dernière assemblée générale annuelle du plus important organisme de représentation des intérêts des agriculteurs ontariens.

Elle succède à Geri Kamenz, qui avait décidé de ne pas briguer un troisième mandat à la présidence de l’OFA.

Dans un premier commentaire en tant que présidente diffusé par la Fédération, Mme Crews confie qu’elle sent de l’excitation à tous les niveaux de l’OFA à l’aube d’une première année de fonctionnement avec la nouvelle structure de gouvernance. La nouvelle structure de gouvernance, beaucoup plus légère que l’ancienne, est passée de quelque 110 membres à seulement 18.

« Nous avons de grandes attentes pour l’année qui vient et je suis certaine que les membres partagent mon anticipation. Et avec autant de volatilité dans l’économie mondiale et des changements pour l’agriculture à l’horizon, j’ai confiance que la nouvelle structure de l’OFA sera en mesure de relever tous les défis à mesure qu’ils se présenteront », exprime-t-elle.

Elle dit qu’avec tous les commentaires et les questions soulevées par les délégués lors de l’assemblée annuelle, « nous avons une bonne idée de ce qui nous attend pour 2009 ».

En outre, Mme Crews croit que l’une des questions prédominantes de l’AGA a été la relève agricole (les nouveaux et les agriculteurs débutants) et les « obstacles qu’ils ont à surmonter afin de rester en agriculture et d’y survivre ».

Mme Crews croit que ces nouveaux agriculteurs « représentent l’avenir de l’agriculture en Ontario ». Et l’OFA croit qu’il est essentiel que les obstacles auxquels ils sont confrontés soient aplanis. Pour se faire, elle mentionne qu’il faudra s’assurer la coopération d’un grand nombre d’intervenants, et elle reconnaît que c’est souvent le « red tape » (paperasserie) gouvernemental qui bloque et leur réticence à corriger la situation.

Par ailleurs, l’OFA se dit prête à poursuivre ses efforts pour une réforme des impôts fonciers relatifs aux structures agricoles : « bien que ce soit une ancienne préoccupation, la province continue à se traîner les pieds alors que nous réclamons plus d’équité dans le système de taxation ».

Une autre grande préoccupation exprimée par les délégués à la dernière assemblée générale, rapporte Mme Crews, est l’efficacité avec laquelle le Conseil d’administration de l’OFA va dorénavant pouvoir communiquer ses dossiers avec les membres et la communauté en général. « L’on sait combien est vitale une communication forte et efficace avec la base », admet-t-elle.

Elle croit que des efforts menés par le Conseil consultatif sur les politiques (Policy advisory Council) pour recueillir et acheminer les commentaires de membres de la base au Conseil général se feront en temps opportun et d’une manière efficace.

Enfin, Mme Crews dit que les agriculteurs ontariens sont bien conscients de ce que leurs compétiteurs dans d’autres juridictions reçoivent de leurs gouvernements respectifs en compensation pour les biens et services environnementaux, et qu’ils entendent réclamer la même chose lors d’une prochaine rencontre avec le ministre provincial des Finances.

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