Volume 30 Numéro 15 Le 12 avril 2013

Une petite ferme avec de gros résultats


Jason Holeksa, un jeune agriculteur de la relève. Photo M Dumont

Marc Dumont

Par Marc Dumont
Correspondant – Nord de l'Ontario
info@journalagricom.ca


À une dizaine kilomètres au nord d’Earlton se trouve une ferme laitière familiale de taille moyenne qui rafle de nombreux prix au Témiskaming. La ferme Railside, propriété de la famille Holeksa, remporte beaucoup de succès avec son troupeau, mais pas question de prendre trop d’expansion; la qualité de vie des vaches et de leurs exploitants passe d’abord.

La ferme Raiside a pendant six ans remporté la première place pour la meilleure production de lait et s’est classée quatre fois au premier rang pour la meilleure gestion du troupeau. De plus, elle a reçu le titre « Highest Joint Dairy Breed » pour ses croisements. Et la cerise sur le sundae : le Club Holstein a déclaré au printemps 2012 une de leurs bêtes comme la plus belle vache laitière.

C’est le jeune Jason Holeksa qui nous a ouvert les portes de l’étable pour nous expliquer le secret qui lui réussit si bien. Bien que ce soit la ferme de ses parents, Jason partage la même vision que ces derniers : prioriser la qualité plutôt que la quantité. C’est l’une des raisons qui expliquent pourquoi les Holeksa se contentent d’un troupeau de 43 vaches laitières.

« Les vaches sont alimentées avec du foin de qualité. Il est séché pendant une journée avant d’être envoyé dans le silo, il ne risque pas de se détériorer. On donne aussi aux vaches du foin en petites balles; ça fait du foin de meilleure qualité. On soigne beaucoup de foin, les vaches aiment ça! » Jason le sait très bien, il en voit les résultats.

Sur leurs 260 acres de terres, les Holeksa cultivent un excellent mélange de luzerne, de trèfle et de mil. Ce foin n’est cependant pas mélangé avec de la paille, de sorte à obtenir plus de fibres.

Il a d’ailleurs été question récemment de la possibilité de construire un autre silo pour entreposer les cultures. Pour Jason, il n’est pas question de faire des grosses balles rondes dans des sacs de plastique. «Dans les grosses balles, le foin est trop pressé. Puis les oiseaux percent le plastique; le foin chauffe; après le plastique traîne, c’est du gaspillage », dit-il convaincu.

Cultiver sa passion  À 30 ans, Jason cultive un profond intérêt pour tout ce qui touche les animaux. Il en parle avec enthousiasme. « J’aime à être avec les vaches. Je pourrais rester là, je ne vois pas cela comme du travail », confie-t-il à l’Agricom. Après une visite à l’étable, c’est facile de comprendre le commentaire de Jason : elle est propre, et les vaches aussi! Elles sont brossées toutes les semaines.

Son ambition, il l’explique ainsi : « Mes parents ont acheté la ferme de ma grand-mère et ils ont fait beaucoup de changements comme transformer le troupeau avec des vaches pur sang. J’aimerais continuer comme mon père a fait et mes parents seront fiers de moi. »

Jason se passionne aussi pour la génétique. Ayant suivi le cours d’insémination artificielle, il ne choisit que les meilleurs bœufs. « J’aime inséminer et voir le résultat », raconte le jeune agriculteur, en mentionnant au passage qu’il a vendu une taure 2 300 $, un exploit personnel dont il est fier.

Avec le succès que remporte la ferme Railside, on pourrait croire que le père et le fils se tuent au travail, mais non. Il y a un bon rythme de vie ce qui peut lui permettre de consacrer du temps à sa vie familiale, en compagnie de son épouse et son petit bambin.

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