Volume 30 Numéro 17 Le 10 mai 2013

Une priorité commune : l’achat local


La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, et le ministre de l'Agriculture du Québec, François Gendron, ont discuté des possibilités de collaboration entre les deux provinces en matière d'agroalimentation.

Par Isabelle Lessard, journaliste
redaction@journalagricom.ca


L’achat local est la priorité commune des ministres de l’Agriculture ontariens et québécois. C’est ce qu’ont convenu Kathleen Wynne et François Gendron lors d’une rencontre à Toronto, le 1er mai, qui avait pour but de déterminer les différentes possibilités de collaboration entre les deux provinces.

Réunis à Queen’s Park, l’actuelle première ministre et ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario, Kathleen Wynne, et le vice-premier ministre et ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, François Gendron, ont discuté de leurs intérêts communs liés à l’Accord de commerce et de coopération Québec-Ontario.

Signé en 2009, l’Accord établit les lignes directrices que s’engagent à respecter les deux provinces en matière de coopération, d’harmonisation de la réglementation et d’innovation agricoles.

Les ministres de l’Ontario et du Québec ont discuté des différentes initiatives prises pour valoriser les produits agricoles de leur province respective. Force est de constater que les efforts des deux gouvernements vont dans le même sens et leurs ministères multiplient les efforts en matière d’achat de produits agroalimentaires locaux.

De fait, une stratégie d’achat local est en branle dans chacune des provinces. Précédé par le projet de Loi de 2013 sur les aliments locaux de l’Ontario, le Québec travaille actuellement lui aussi sur sa future politique de souveraineté alimentaire. Cette dernière, dont la rédaction est presque terminée, privilégiera la production locale pour nourrir la population québécoise et l’accès à la terre et aux ressources pour y parvenir.

Quant à Kathleen Wynne, elle a présenté à son homologue québécois son projet de loi sur les aliments locaux actuellement à l’étude à l’Assemblée législative, une initiative qui, selon elle, « permettra d’accroître [les] marchés ici et à l’étranger ». La Loi de 2013 sur les aliments locaux s’articulera autour de trois principes fondamentaux :

1.  Favoriser partout en Ontario des économies et systèmes alimentaires locaux qui soient prospères et résistants ;
2.  Sensibiliser le public aux aliments locaux en Ontario, notamment à leur diversité ;
3.  Encourager le développement de nouveaux débouchés pour les aliments locaux.

La première ministre de l’Ontario a vu dans cet échange d’intérêts communs avec le Québec une opportunité pour les deux provinces de développer des partenariats.

« Avec des consommateurs passionnés pour les aliments locaux, et ce, dans les deux provinces, il y a de vastes possibilités pour nos deux gouvernements de travailler ensemble », a affirmé Kathleen Wynne.

Le programma « Ontario, Terre nourricière » (Foodland Ontario) a aussi été l’objet de discussions.

Le Québec et l’Ontario produisent à eux seuls 38 % de la production agricole canadienne et assurent pratiquement deux tiers de la transformation alimentaire du pays.

Gestion de l’offre Les deux ministres ont uni leur voix pour réitérer leur soutien au système de gestion de l’offre. Considérant que près de 75 % des producteurs agricoles ontarien et québécois qui exploitent des fermes avicoles et laitières, Kathleen Wynne et François Gendron souhaitent que le fédéral poursuive ses efforts pour défendre les intérêts de ces entrepreneurs dans le cadre des négociations commerciales.

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