Volume 33 numéro 14 Le 25 mars 2016

Une victoire pour Dairy Farmers of Ontario


Le DFO a fait un pas en avant avec l'objectif de rendre le secteur des ingrédients laitiers non gras produits en Ontario plus compétitif. Photo: iStock

Par Chantal Quirion


La  Commission de  commercialisation des produits agricoles de  l’Ontario a donné son aval au Dairy Farmers of Ontario (DFO) pour la création d’une nouvelle classe d’ingrédients laitiers non contingentée, soit la classe 6,  qui comprend une gamme étendue de produits solides non gras. Cette décision  sera effective à compter du 1er avril.

Rappelons que cette demande s’inscrit dans la démarche amorcée par DFO en octobre 2015 pour  mettre en œuvre sa propre stratégie laitière sur les ingrédients laitiers.

Cette initiative  a comme objectif d’encourager les transformateurs à diminuer leur approvisionnement en produits solides non gras importés tout en les motivant à investir dans leurs  infrastructures. Les transformateurs ontariens Gay Lea Foods et Parmalat se sont engagés comme partenaires pour la mise en œuvre de ce plan.

Selon DFO, les infrastructures actuelles, notamment les séchoirs produisant la poudre de lait écrémé, ont atteint leurs limites et cela à l’échelle canadienne. Conséquemment,  la quantité de protéines importées augmente quotidiennement et les protéines produites au pays ne peuvent être considérées comme une option viable puisque leur prix n’est pas concurrentiel. D’où cette demande pour la création de la Classe 6.

« Nous prévoyons qu’il y aura des investissements dans les technologies UF (ultrafiltration) à court terme, et que, à long terme, de nouvelles usines à ingrédients et les séchoirs seront construits », précisait Graham Lloyd, conseiller général et directeur des communications pour DFO en réponse aux questions d’Agricom.

Au niveau national, des pourparlers ont toujours cours entre les divers acteurs de l’industrie laitière pour ébaucher une stratégie similaire. Les efforts menés par le Comité directeur de la stratégie des ingrédients et le Comité des négociations n’ont toutefois pas encore mené à une entente. Néanmoins, DFO affirme souhaiter autant que les autres provinces,  une solution canadienne et que la stratégie ontarienne ne va pas à l’encontre de ce but. Advenant une entente, l’Ontario joindrait les rangs. Mais en attendant, la province va de l’avant.

 

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