Volume 32 Numéro 02 Le 12 septembre 2014

Une violente tempête cause quelques pépins


Un pommier endommagé par les rafales de vent du 5 septembre, à la Ferme l'Artisan. -Photo courtoisie

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


L’heure était au ramassage et aux réparations dans quelques fermes de l’Est ontarien au lendemain de la tempête qui a soufflé la région. Des orages violents ont balayé les comtés de Prescott-Russell et de Stormont-Dundas-Glengarry ainsi que la capitale nationale, le 5 septembre, causant quelques surprises aux agriculteurs.

Les citoyens et le bétail ont dû se mettre à l’abi en fin de journée quand d’importantes rafales ont soufflé la région. Des vents de 70 à 80 km/h ont été enregistrés et une forte pluie s’est abattue sans crier gare.

Bien que l’orage n’ait pas duré longtemps, les agriculteurs ont subi de nombreux dommages. Toitures de grange balayées, centaines d’arbres déracinés, verse dans les champs dont les cultures sont plus sensibles aux aléas de la température, c’était désolant à voir.

Plusieurs pannes d’électricité ont été dénombrées.

À la Ferme l’Artisan de Fournier, une dizaine de pommiers ont été sévèrement endommagés. Deux d’entre eux, d’une quinzaine d’années, ont littéralement été déracinés, alors que les branches des plus jeunes ont cassé, sous le poids des pommes prêtes à être récoltées et du vent qui soufflait tout sur son passage.

« Il y en avait tellement de pommes dans les pommiers puisque c’est une bonne saison que ça ne devrait pas affecter notre [chiffre d’affaires] », nous a confié Audrey Lizotte, copropriétaire du verger de 1 300 pommiers.

N’empêche qu’il a fallu une petite armée de bénévole au lendemain de la tempête pour ramasser toutes les pommes qui n’avaient pas survécu aux vents violents. Son associée, Mireille Leroux, nous a confié que les pommes qui jonchaient le sol pouvaient se compter sur les doigts d’une main avant l’intempérie. À notre passage cependant, le sol était encore tapissé de ces petits fruits dont c’est la saison de récolte.

« Nous avons essayé de récupérer le plus qu’on pouvait, tôt le lendemain, explique Mme Lizotte. Nous en aurons tout de même perdu une petite partie. »

Les gourmands ne seront pas en reste. En plus des pommes qui se trouvent encore dans les arbres, d’autres ont été récupérées rapidement pour être pressées afin d’en extraire le jus.

En plus du bac à compost qui sera bien rempli, les chevreuils seront également bien engraissés cette année. « Une bonne partie sera récupérée et vendue comme pommes à chevreuil. Il n’en manquera pas cette année », dit-elle à la blague.

Cette dernière se compte chanceuse que ce ne soit pas de la grêle qui soit tombée puisque les dommages auraient pu être catastrophique.

Les viticulteurs semblent avoir eu plus de chance. Seulement quelques filets à replacer pour éviter que les oiseaux se régalent des petits fruits avant les humains mais rien qui entravera la récolte prévue dans trois semaines.

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