Volume 33 Numéro 22 Le 12 août 2016

Vicki Brisson, première francophone nommée ambassadrice 4-H


Vicki Brisson d’Embrun a fait à peu près tous les clubs 4-H existants avant de devenir ambassadrice.

Par Chantal Quirion


Dans les petits pots les meilleurs onguents. Petit bout de femme, Vicki Brisson en impose par son énergie et sa détermination. Peu surprenant qu’elle ait été choisie comme ambassadrice 4-H. Originaire d’Embrun dans l’Est ontarien, elle a été toutefois été à bonne école avec ses parents, André et Julie Brisson eux aussi actifs au sein du mouvement.

Après avoir complété 25 projets et avoir participé à peu près tous les clubs 4-H inimaginables pendant huit ans, Vicki a décidé de poser sa candidature comme ambassadrice. Elle a aussi été animatrice et participé à plusieurs activités de niveau provinciales. Sélectionnée parmi une vingtaine de candidats, elle compte aujourd’hui au nombre des six élus dans la province, ceux-ci choisis en fonction du mérite et non du territoire.

Elle en est d’autant honorée qu’elle est la première Franco-Ontarienne à occuper cette fonction et la première ambassadrice pouvant s’exprimer couramment dans les deux langues officielles. Rendue à mi-mandat, elle a eu la chance de vivre une foule d’expériences enrichissantes et réalise que c’est une période exceptionnelle de sa vie.

« Ça me permet de faire découvrir le 4-H en Ontario et de promouvoir les activités hors du comté. Parfois on est impliqué dans notre comté, mais on n’est pas conscient de ce qui est offert au niveau provincial ou national, comme les camps de leadership par exemple », explique Vicki.

Elle en a fait quelques-uns au cours des dernières années et cela lui a permis de rencontrer d’autres jeunes en province en plus de développer ses aptitudes en communication et sa capacité à se faire confiance lorsqu’il s’agit d’atteindre ses objectifs. Elle étudie à l’Université de Guelph en Sciences animales où elle commencera sa deuxième année l’automne prochain.

« J’aimerais devenir vétérinaire pour les gros animaux. Avant d’aller à Guelph je ne réalisais pas autant l’importance de notre bilinguisme. C’est là aussi que j’ai vraiment pris conscience de la fierté d’être Franco-Ontarienne. Je désire revenir dans ma région et pouvoir travailler dans les deux langes. »

Ayant fait ses études primaires et secondaires en français, choisir Guelph était quand même audacieux.

« C’était un défi d’y aller, un beau défi que j’ai relevé et je peux dire maintenant que je suis parfaitement bilingue. Là-bas, je peux sensibiliser les gens au fait qu’il y a des francophones en Ontario. »

Elle qui au sein des 4-H a fait les clubs de veau, de volaille, de lapin, de pratiques vétérinaires, de scrapbooking, de cuisine, de travail du bois, le Club de Noël et bien d’autres encore, s’est réjoui de constater qu’il existait un club laitier au sein de l’Université.

« Le format est différent des 4-H, mais on a des rencontres et on reçoit des conférenciers. C’est très intéressant. En arrivant à Guelph, j’ai aussi retrouvé des gens que j’avais connus lors des activités provinciales du 4-H. Ça me fait comme une deuxième famille loin de la maison, des gens qui ont les mêmes valeurs et les mêmes intérêts. »

Les jeunes de son programme ont à cœur de valoriser le milieu agricole et comme eux, elle est plutôt fière de ses origines. Son père et sa mère ont tous les deux grandi sur une ferme laitière, comme elle et ses deux sœurs, d’ailleurs. Il y a trois ans, André Brisson a dû se résoudre à abandonner la production laitière pour des raisons de santé, mais le germe de la passion pour ce secteur de production a été bien implanté chez sa progéniture.

« Comme vétérinaire je pourrai aider les fermiers à atteindre leurs buts même si je n’ai pas de ferme », explique Vicki.

Parallèlement, Vicki continue le Club de veau laitier dans le Comté de Russell, son club préféré d’ailleurs. Elle est récipiendaire de la bourse « Bertram and Hazel Stewart 4H Dairy Youth Education Award and Bursary » pour ses performances au sein du club de veau. Il s’agit d’une récompense de niveau provincial.

Elle aide aussi  Mike Bols de Dremtex Jersey pour l’entraînement. C’est là qu’elle prend son veau parmi le troupeau de « petites cutes brunes », comme elle appelle les Jerseys. Elle travaille en plus à l’Hôpital vétérinaire Embrun pendant l’été, sans compter les nombreuses activités de représentations comme ambassadrice. Visiblement, c’est une jeune femme fort occupée d’autant qu’elle est de la compétition Go for Gold des 4-H, un jeu-questionnaire sur une foule de sujets agricoles et de culture générale. Cette compétition l’a déjà mené avec son équipe aux finales qui se tiennent lors de la Royal Fair de Toronto. Bref, on ne s’ennuie pas en sa compagnie.

Comme ambassadrice, elle a visité certaines des installations de Growmark et de UPI, les commanditaires du programme, participé à deux journées découvertes pour les jeunes 4-H et pris part à quelques événements comme le tournoi de golf 4-H à Ottawa et le dévoilement du nouveau logo de la Coopérative d’Embrun, notamment. Elle a fait découvrir la fromagerie St-Albert à une délégation 4-H  de la Saskatchewan et sera du Festival de la Curd. On pourra aussi la lire sur le blogue du site 4-H de l’Ontario.

« Ça me permet de partager ma passion pour le 4-H et de redonner à une organisation exceptionnelle qui a su faire une grande différence dans ma vie. »

 

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