Volume 33 Numéro 13 Le 11 mars 2016

Vision et dynamisme, la clé du succès pour Patrick Therrien


Patrick Therrien, directeur général de la Coopérative agricole d’Embrun. Crédit Photo: Chantal Quirion

Par Chantal Quirion
redaction@journalagricom.ca


En poste depuis environ sept mois, le nouveau directeur général de la Coopérative agricole d’Embrun ne manque pas d’ambition. Patrick Therrien a déjà rencontré chacun des  225 employés, fait le tour des sept divisions et échangé avec plusieurs des 5 000 membres.

Patrick Therrien a grandi en milieu rural, sur la rive sud de Québec. Il a travaillé sur des fermes pendant les étés de son secondaire, pour ensuite compléter son baccalauréat en agronomie à l’Université Laval. Au sein du même établissement, il a ensuite enchaîné avec une Master of Business Administration (M.B.A.).

Son parcours professionnel l’a mené ensuite en Outaouais, mais avec ses nouvelles fonctions, emménager dans l’Est ontarien s’inscrit parmi les projets, d’autant que sa conjointe vient de Winchester.

« Pendant mes études en 2 000, j’ai fait un stage au Collège de Kemptville qui avait aussi des parcelles dans la région de Winchester. Je restais dans une famille puisqu’il s’agissait d’un programme d’échange. C’est comme ça que j’ai rencontré ma conjointe (Vicki Johnston), qui est anglophone à la base. Ça fait déjà 15 ans et je dis toujours que la région de Kemptville c’est comme ma deuxième ville. Aujourd’hui, nous avons une petite fille de deux ans, Emma, et nous formons une famille bilingue. »

Des moments clés

Le  mariage entre l’agriculture et l’économie s’impose assez tôt à Patrick Therrien comme la voie à suivre. La coopération s’ajoute peu après  pour former un tout qui n’a jamais cessé d’être la pierre angulaire de sa carrière.

« La MBA, ça été un moment charnière, un tournant. Je voyais que la gestion, l’aspect économique du côté agricole m’intéressait énormément. Mais à 22 ans, je n’avais pas encore le portrait global. »

Le programme de stage à la gestion auquel il participera ensuite un peu plus de deux ans avec la Coop fédérée sera pour lui déterminant. L’initiative était destinée aux gestionnaires de la relève.

«Depuis ce moment-là, je n’ai jamais regardé en arrière. Ça fait donc déjà plus de 10 ans que je roule ma bosse dans le domaine coopératif. »

Avant de l’introduire à la gestion, on lui a d’abord fait explorer tous les aspects d’une coopérative agricole. D’opérateur pour l’engrais, en passant à livreur, jusqu’à gérant du plan, il a accompli toutes les tâches reliées au bon fonctionnement de l’entreprise.

« C’est comme ça que je suis embarqué dans la grande famille, sous l’aile d’un gestionnaire bien établi dans la région de Saint-Hyacinthe. C’était un mentor exceptionnel et c’est là que j’ai fait mes classes. »

De façon inattendue, le poste de directeur général s’ouvrira pendant la fin de son séjour et on le lui offrira.

« Du jour au lendemain, je suis passé de stagiaire à directeur général. Je ne dis pas que je n’ai pas fait d’erreurs, mais si ça arrivait on m’aidait et quand je faisais de bons coups on me le disait aussi. J’ai été bien épaulé. »

Il y est resté cinq ans avant de s’en venir dans l’Outaouais pour diriger la coopérative Agrodor, toujours pour la Coop fédérée.

Connu pour son dynamisme

Le jeune gestionnaire de 38 ans se décrit comme un homme dynamique, trait de sa personnalité qui l’a aidé à relever plusieurs défis de taille. On se souviendra d’ailleurs de la relance exceptionnelle de la Coop AgriEst alors qu’il en était aux commandes comme directeur général. AgriEst était à ce moment sous la tutelle de la Coop fédérée qui lui en avait confié la direction générale en même temps que celle  d’ Agrodor. Cet épisode professionnel a connu ses hauts et ses bas, convient-il, mais dans la vie, il faut savoir aller de l’avant.

« Je dirigeais deux coopératives en même temps avec deux réalités très différentes. Je pense que je me suis brûlé. »

À compter de 2013, il se consacrera à nouveau exclusivement à la Coop Agrodor.

Savoir rester humble

Malgré le succès, tant sur le plan professionnel que personnel, puisque la petite Emma a fait son apparition dans sa vie, Patrick Therrien apprendra qu’en fin de compte c’est la vie qui décide.

« L’année 2015 a été une année bien difficile. Ma conjointe a passé l’année à l’hôpital. Ça remet les valeurs à la bonne place. Ça oblige à un examen de conscience. »

Vent de changement

Pendant cette période difficile, il tombe sur le courriel d’un chasseur de têtes qui cherche quelqu’un pour remplacer le directeur général à la Coop agricole d’Embrun qui a annoncé son départ à la retraite.

« Plus j’y pensais et plus je me disais que c’était un bon « match ». C’est un bon « match » parce que je suis un gars dynamique et que je me donne comme défi de la dynamiser un peu plus, de la rendre plus visible. À partir de là,  mon intérêt pour le poste a toujours augmenté. J’ai passé une batterie de tests et c’est certain, je le voulais. Cette coopérative laisse beaucoup de place pour le leadership, tant pour le directeur général que pour les chefs de division. Moi, ça me donne du gaz le matin », explique M. Therrien en indiquant que travailler sur l’image de la Coopérative agricole Embrun va être une priorité au cours des prochaines années.

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