Le 18 septembre 2002

Vision Léon Delorme : Une première activité réussie

Par Étienne Alary


L’abbé Jean Galbert présente les plans du futur collège agricole qui portera le nom de Cégep agricole Marie-Rivier.

L’équipe de bénévoles qui entoure le projet ?Vision Léon Delorme internationale? tenait, le 6 septembre dernier, une première activité de prélèvement de fonds. Pour l’occasion, la communauté était invitée à participer à un 4-à-9 (cocktail, souper, etc.) au Centre communautaire de Wendover, dans l’Est ontarien.

Près de 100 personnes ont répondu à cette invitation. «Nous sommes extrêmement satisfaits du dénouement de la soirée. Grâce aux nombreux contacts de Léon Delorme, nous avons été en mesure d’envoyer au-delà de 400 invitations. Plusieurs personnes, même si elles n’ont pas assisté à cette soirée, nous ont fait parvenir des dons ou des intentions de dons», déclare un des organisateurs de cette première activité, Jean-Yves Lalonde.
Cette soirée avait un cachet particulier pour Léon Delorme. «Lorsque nous avons cherché une date pour inaugurer Vision Léon Delorme internationale, la date du 6 septembre a été retenue car c’est le jour de l’anniversaire de Léon Delorme», mentionne le président du comité, Gaston Gaudreau.
Au cours de cette soirée, Léon Delorme qui a célébré son 82e anniversaire de naissance, a profité de l’occasion pour rappeler aux gens ce qui l’avait poussé à initier ce projet. «Retournons au 1er janvier 2000, les sols africains ne poussent plus. Le peuple africain ne mange pas à sa faim», lance-t-il. «Si vous avez la chance, je vous invite à aller faire un voyage en Afrique. Vous allez faire comme moi, vous allez y laisser votre c’ur», ajoute Léon Delorme.
Tout en y laissant son c’ur, Léon Delorme a eu l’idée d’amasser des fonds pour construire un collège agricole qui permettrait aux jeunes Africaines et Africains d’apprendre à travailler le sol, à le fertiliser, à en faire la rotation et à l’irriguer.
Si ce collège voit le jour, et il le verra aux dires des membres du comité, le peuple africain deviendra fort et puissant. «Ma vision de l’Afrique est la suivante : dans 40 ans, quand les Canadiens iront faire leur marché, ils pourront choisir entre des légumes cultivés au Canada, aux États-Unis et aussi en Afrique. Dans 50 ans, le peuple africain pourra manger à sa faim. Dans 100 ans, l’Afrique sera le pays le plus puissant au monde», espère Léon Delorme.
L’abbé Jean Galbert, dont la mission l’amène à se rendre au Cameroun, était présent à la soirée d’inauguration de Vision Léon Delorme internationale. «Je salue l’élan de solidarité vis-à-vis ce projet qui permettra de construire une autre Afrique, une Afrique qui se prend en main», indique l’abbé Galbert.
Selon ce dernier, ce collège agricole construit à Foumbot, qui portera le nom de Cégep agricole Marie-Rivier «aidera les jeunes filles et les garçons à se prendre en main. Présentement le c’ur est là mais les ressources sont maigres. Ce collège d’agriculture les préparera à un meilleur avenir. Il dispensera des cours théoriques et permettra aux étudiants de pratiquer ce qu’ils ont appris», explique l’abbé Galbert.
En effet, afin que les étudiants puissent exprimer la leçon apprise, une petite ferme de démonstration sera mise à leur disposition par le diocèse de Bafoussam. «Le sol est d’origine volcanique. Les petites particules formées par la lave sont favorables à la culture du maïs, d’arbres fruitiers et autres», avance Jean Galbert.
Ce projet aura un effet ?boule de neige?, si l’on se fie aux propos de l’abbé Galbert. «Ce projet, qui nous tient à c’ur, fera germer d’autres projets pour que la jeunesse africaine puisse se tenir debout», souligne-t-il en ajoutant qu’il aimerait voir ce projet complété dans trois ans. «Si tout se déroule bien, M. Delorme viendra au Cameroun en 2004, pour inaugurer le collège», a-t-il conclu.
Fait à remarquer, cette soirée a permis de recueillir près de 7000 $. «Présentement, Vision Léon Delorme compte 111 donateurs. Ce nombre de donateurs, tout comme le total de dons recueillis, va continuer à augmenter. Il ne faut pas s’inquiéter avec cela», lance Jean-Yves Lalonde.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *