Volume 29 Numéro 15 Le 6 avril 2012

Windsor adopte l’agriculture urbaine

Par Collaboration spéciale : Gabriel Sirois, Le Rempart
info@journalagricom.ca


Le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) de l’Ontario, Place du partage et le Centre francophone pour immigrants (CFI) ont célébré l’approbation d’un nouveau terrain pour un jardin communautaire le lundi 19 mars. Le conseil municipal a voté pour permettre l’utilisation du terrain de 1,65 acres dans le parc Derwent au sud de Place Concorde. L’approbation de la demande de location du terrain est une bonne nouvelle pour l’équipe qui cherche à louer ce terrain depuis environ un an.

Ce terrain permettra donc la mise en œuvre de la deuxième phase du projet d’agriculture urbaine. « Ce lot nous donne de l’autonomie, explique Jarrett Bézaire, coordonnateur pour le jardin communautaire à Windsor. Nous pourrions aller de l’avant avec la prochaine étape qui contribuera à développer les compétences techniques et entrepreneuriales des nouveaux arrivants intéressés à l’agriculture. » Des ateliers de formation sont prévus pour aider les membres de la coopérative sur les plans de la production et de la distribution.

« C’est une excellente opportunité pour nous, ajoute Jerry Masiya Bulaki, directeur de Place du partage. Nous avons maintenant la possibilité de nous approvisionner d’aliments frais et biologiques de chez nous, tout en favorisant l’entrepreneuriat. »

Sur le plan du développement économique, les participants reçoivent une formation sur les méthodes de production et de distribution appropriées pour la région de Windsor. Cela peut comprendre des techniques spécifiques de récoltes ou des pratiques agricoles. Les participants produiront des aliments exotiques tels que de l’aubergine africaine et une variété spéciale de piments forts. Ces aliments sont rarement disponibles dans la région et sont généralement offerts congelés. Étant donné que les réseaux et les méthodes de distribution de produits agricoles sont différents au Canada, cette formation augmente les chances de réussite des nouveaux entrepreneurs. Si la deuxième étape du projet se déroule comme prévu, les participants pourront démarrer leurs propres fermes par la suite.

En tant qu’organisme à but non lucratif, le RDÉE assume le rôle de demandeur principal auprès des bailleurs de fonds et coordonne le projet. Place du partage oeuvre pour l’intégration économique et culturelle des nouveaux arrivants francophones et s’occupe de la production. De son côté, le CFI est chargé de la distribution et du marketing. « C’est en équipe que l’on trouve des moyens de créer de l’emploi dans un contexte économique difficile, observe M. Bulaki. De plus, cela permet aux nouveaux arrivants de vivre leur culture adaptée à la réalité canadienne. »

L’acquisition du terrain est de bon augure pour les partenaires. De plus, la communauté aura bientôt le plaisir de déguster des aliments peu connus dans la région. Un travail considérable pour les partenaires sans doute, mais un défi qui porte sur ses épaules l’espoir de tous ses participants.

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