le Vendredi 9 Décembre 2022
le Jeudi 22 septembre 2022 14:51 | mis à jour le 13 octobre 2022 14:56 Agrotoursime

Le retour des foires

Les foires agricoles ont repris de plus belle cette année. La levée des restrictions concernant la Covid-19 ont permis aux foires de revenir en format présentiel. Ces évènements permettent le contact direct entre les producteurs et leur communauté. C’est l’occasion de faire rayonner leur importance et leur savoir-faire. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, ces lieux de rendez-vous sont plus nécessaires que jamais.

Dans un article paru dans le Guelphtoday en 2020,  le gérant de L’association ontarienne des sociétés agricoles (Ontario Association of Agricultural Societies) Vince Brennan déclarait que l’impact économique des foires agricoles automnales génère environ 700 millions de dollars. En fait, il y aurait 212 foires agricoles pendant la saison qui perdure de mai à octobre.

La présidente de la foire agricole de Russell, Mhairi Rowland, affirme que leur  récente édition de leur foire qui avait lieu du 11 au 14 août a battu des records de foule. Leur chiffre préliminaire démontre qu’il y avait plus de gens que les années précédant la Covid comme en 2018 ou 2019. L’évènement a été modifié pour s’adapter à une nouvelle réalité. Ainsi les organisateurs ont changé certaines procédures comme l’argent comptant. Maintenant, les billets s’achètent en ligne, les cartes de crédit et de débit sont acceptées sur place pour éviter d’utiliser la monnaie.

«Les gens sont venu nous voir au bureau pour nous remercier, pour nous dire à quel point ils étaient contents.» -Mharie Rowland, présidente de la foire agricole de Russel.

Un son de cloche un peu différent retentit du côté de Durham. Pour Debbie Tucker, présidente de la société agricole de Durham, leur événement a attiré moins de gens que par les années précédentes. Il faut dire que la ville de Durham avait accueilli un gros évènement un peu plus tôt cet été: le 150e anniversaire de la ville.

Un peu déçue par les résultats de l’événement qui s’est déroulé du 2 au 5 septembre, elle affirme que le public semblait encore anxieux face à la Covid-19. Les gens étaient plus frileux à manipuler des courtepointes ou encore des confitures fabriquées à la maison et non dans un environnement industriel et stérilisé. De sorte que plusieurs activités populaires, comme les concours culinaires, n’ont pas eu lieu. Ces confitures et ces objets fabriqués à la maison sont à la fois une source d’anxiété pour le public, mais un incontournable de ce type d’événement. Pour la responsable, ils ont manqué aux gens.