le Samedi 4 février 2023
le Mercredi 7 Décembre 2022 8:44 | mis à jour le 23 janvier 2023 9:13 Vie rurale

Yves Larabie : l’agriculture dans le sang

Yves Larabie, étudiant finaliste  — Yves Larabie
Yves Larabie, étudiant finaliste
Yves Larabie
Depuis 2006, l’Union des cultivateurs franco-ontariens remet des bourses d’études pour encourager la relève en agriculture. Agricom vous fait découvrir les finalistes de cette année.

Le jeune étudiant au collège La Cité d’Ottawa en production animale et grandes cultures a toujours su qu’il travaillerait à la ferme. Adolescent, Yves Larabie se portait volontaire pour faire des jobines à la ferme de ses amis. Il faut dire qu’il a ça dans le sang. Son grand-père maternel tenait une ferme de bœufs au Manitoba. Il a passé les étés de son enfance sur les fermes de ses grands-oncles franco-manitobains.

Aujourd’hui, à 18 ans, en parallèle à ses études, il travaille sur la Ferme Gillette-Patenaude à Embrun. C’est là qu’il est tombé en amour avec la production laitière. Il aspire à être gérant de troupeau. Il aime le travail physique que cela représente et travailler avec les animaux.

Une fois dans le bain des études en agriculture, il a été étonné d’apprendre comment la technologie et la science jouent un rôle important à la ferme.  « Ça m’a surpris, il y a des GPS partout dans les tracteurs, les nutriments qu’il faut connaître, savoir comment garder la terre en bonne santé et avoir de bonnes récoltes pour les vaches », explique-t-il.

Son amour de ces grands animaux se ressent. Sur le plan personnel, ce qui l’a le plus surpris est la patience nécessaire pour travailler avec les bêtes. « Ça m’a surpris moi-même. J’avais un bon niveau de patience. Mais il en faut plus pour travailler avec. Il faut penser à leur manière pour faciliter la tâche. C’est pas toujours facile. »

Ses parents ont des opinions mitigées sur son plan de carrière. Son père respecte ses choix, mais s’inquiète pour lui. La vie d’agriculteur est différente, elle ne s’arrête jamais. Sa mère est très fière de lui. Et ses grands-oncles ne se gênent pas pour lui donner des trucs.

Le jeune homme est un touche-à-tout motivé. Il entrevoit faire un cours de soudure après sa technique pour être encore plus polyvalent sur une ferme.