Des prix plus élevés, des agriculteurs plus pauvres?

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Les Canadiens devront encore payer plus cher leur panier d’épicerie. Le prix d’une miche de pain qui est toujours stable a augmenté dans les derniers mois selon Statistique Canada. Le lait augmentera de 2 cents le litre cet automne.

Selon un rapport préparé par l’Université de Dalhousie, de Guelph, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique, les consommateurs doivent s’attendre à une augmentation de 5 à 7% du prix pour tous les types d’aliments.

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Une augmentation bien en deçà de ce que doivent débourser les agriculteurs pour produire la même quantité de produit alimentaire. En effet, le prix des fertilisants a bondi de 254% en 2 ans. Même pour une ferme qui décide de réduire son usage ou de faire sans, le prix de l’essence a grimpé de 28% en seulement 6 mois. Le prix des grains a augmenté jusqu’à 15%. La main-d’œuvre, même étrangère, était payée autour de 16,50 $ de l’heure dans les champs de grain ontarien. Tous ces intrants indispensables aux agriculteurs leur coutent de plus en plus cher. 

Pourtant, cette hausse se reflète très peu dans le prix du panier d’épicerie. Alfrons Weersink, agroéconomiste de l’université de Guelph, a déclaré au National Post que le prix d’un aliment n’est pas déterminé par le producteur. En fait, seulement 20% du prix d’un aliment reflète la part du producteur. Une augmentation de 7% ne couvre pas tous les frais encourus par les producteurs.

En fait, selon l’agroéconomiste, ce qui justifie la hausse des prix en épicerie est plus dû aux hausses de cout des transports. En effet, plusieurs épiciers achètent de grandes quantités de produits et en font eux-mêmes la livraison. Pour ne pas voir leurs marges de profits diminuer, l’épicier, comme Sobeys peut augmenter le prix aux détails. 

De cette façon, les produits transformés ou emballés sont ceux qui connaissent une hausse plus significative. Les coûts du gaz, pour le transport, les couts additionnels dans la chaîne d’emballage en plus du manque de main-d’œuvre gonflent aussi le prix final.

Les consommateurs ontariens « épargné »

Selon le rapport, les consommateurs ontariens ont connu une augmentation dans la moyenne. Or, en 2022, le groupe de recherche prévoit que les Ontariens vont devoir encaisser une hausse au-dessus de la moyenne canadienne.

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