Un premier franco-ontarien à l’émission L’amour est dans le pré!

Par : Roxanne Lormand

Denis Drouin, 53 ans, de Casselman est le fier papa de trois enfants, mais peut également se vanter d’être le premier franco-ontarien officiel de la populaire émission télévisée québécoise L’amour est dans le pré de cette année.

La 10e saison de l’émission L’amour est dans le pré (ADLP) a débuté le 13 janvier sur les ondes de Noovo et on pouvait y apercevoir les cinq candidat(e)s de cette année. Dans cette téléréalité, c’est cinq agriculteurs ou agricultrices qui sont à la recherche du grand amour souvent tant attendu. Les candidat(e)s accueillent trois prétendant(e)s sur leur ferme et devront n’en choisir qu’un(e) seul(e) à la fin et espérons qu’une belle relation amoureuse sera au rendez-vous.

Pour Denis Drouin, participer à cette aventure fut «une chance de vie unique.»

Ce sont les enfants de Denis qui lui ont dit à la blague vouloir l’inscrire. C’était alors la fin de la neuvième saison et l’animatrice Katherine Levac annonçait la tenue de la dixième. L’agriculteur a trouvé l’idée au départ assez drôle, mais un mois est passé et il s’est finalement inscrit. Ses enfants lui disaient : «c’est bien de t’occuper de ton entreprise et de tes enfants, mais ça serait le fun que tu puisses dialoguer un petit peu avec une copine et essayer ça», a-t-il confié à Agricom en riant.

La sélection

Denis a passé au travers de sept étapes de sélection avant de se retrouver parmi les huit candidats en lice pour l’émission. Un processus pas facile avec les restrictions sanitaires différentes entre les deux provinces à l’été dernier. Lors d’une visite de présélection, l’équipe de l’ADLP a failli ne pas pouvoir venir visiter la ferme de Denis en raison de la fermeture des frontières au printemps. Heureusement, l’obtention d’une permission spéciale pour la visite et les inscriptions de nombreuses prétendantes auront permis à l’agriculteur célibataire d’être parmi les cinq finalistes pour la saison.

L’équipe de tournage est arrivée chez lui en août dernier, il était à ce moment le premier à recevoir l’équipe et les prétendantes à la Ferme Drouin. Denis savait quand même un peu à quoi s’attendre ayant hébergé chez lui le grand spectacle L’écho d’un peuple de 2004 à 2008. «Quelqu’un qui n’a jamais vu ça, tu peux partir en courant quand ils débarquent les 28! C’est impressionnant», en faisant allusion à l’équipe de tournage bien rodée.

«C’est une téléréalité, mais c’est plus dans la réalité quand les étapes ont passé», a ajouté Denis.

Respect avant tout

Pour l’agriculteur franco-ontarien, ce qui est le plus beau dans cette aventure c’est le respect qui a été senti. Entre lui et les prétendantes, entre les candidats et l’équipe de tournage, avec ses enfants, «ça va percer l’écran», témoigne-t-il. Le candidat a voulu donner une chance jusqu’à la dernière minute pour les prétendantes, afin de faire le bon choix. Qui choisira-t-il? Il faudra écouter la saison pour le découvrir au fil des 13 épisodes.

L’Est ontarien en double dose

Comme toujours on peut s’attendre à du contenu riche en émotions. Certains moments risquent fort de nous surprendre avec les quatre autres candidat(e)s a confié Denis qui ne pouvait nous dévoiler le «scoop»!

Cela est sans compter que l’Est ontarien est doublement bien représenté cette année avec l’animatrice Katherine Levac, originaire de St-Bernardin, à la barre de l’émission pour une deuxième année consécutive. Ainsi dès les premières émissions de L’ADLP on apprend également que Denis aurait fréquenté la tante de Katherine il y a plus d’une trentaine d’années! Eh oui, le monde est petit en campagne dans l’Est ontarien!

10 saisons et un livre

Durant les neuf dernières années, c’est plus de 15 couples qui ont été formés et qui sont toujours ensemble et plus d’une vingtaine d’enfants qui sont nés de ces unions. À cet effet, un livre intitulé L’amour est dans le pré : 10 ans à semer le bonheur sortira le 9 février dans certaines libraires pour souligner le dixième anniversaire.

Vous pouvez suivre l’aventure amoureuse de Denis tous les jeudis soir, 20 h sur les ondes de Noovo. Tous les épisodes sont également disponibles en rattrapage sur le noovo.ca.

La Ferme Drouin

La Ferme Drouin n’a plus sa réputation à faire dans l’Est ontarien. Située à Casselman, on peut d’ailleurs y voir un magnifique Popsilos depuis l’été 2020 créé par l’artiste Dodo Ose. Denis est copropriétaire des lieux avec son frère. La ferme centenaire datant des environs de 1886 hébergeait à l’origine un troupeau de vaches laitières. Dans les années 1990, la Ferme Drouin se lance un peu plus dans l’agrotourisme en commençant à accueillir des écoles et des garderies pour des visites guidées. Petit à petit, l’idée de développer un potentiel agrotouristique fait son chemin et le troupeau laitier sera vendu au profit de bovins.

Avec 350 acres de terres, les deux frères s’adonnent aussi à la pratique de grande culture, en plus d’avoir une petite érablière d’environ 800 entailles qui accueille bon nombre de visiteurs chaque année pour les traditionnels repas du temps des sucres et pour des tours de charrettes. «En 2019, ça avait été une année record : on a passé 12 000 personnes à notre cabane à sucre avec les écoles, les garderies et les familles», relate Denis qui nous confie aussi que «ç’a été un méchant contraste l’année d’après» faisant allusion aux restrictions sanitaires entourant l’arrivée de la COVID-19 au pays et forçant les établissements de son genre à tout mettre sur pause.

Le méga spectacle L’écho d’un peuple fut également présenté à la ferme Drouin durant cinq étés consécutifs, attirant plus de 105 000 spectateurs dans la municipalité La Nation. «Et puis on a commencé à faire des mariages, vu qu’on avait le gros chapiteau», explique Denis. Plusieurs endroits peuvent accueillir les cérémonies sur la ferme, incluant le magnifique petit boisé où Denis a fait la première rencontre des cinq prétendantes en tête à tête dans les débuts de l’émission.

Finalement, plusieurs structures de jeux ont été installées au fil du temps pour les enfants lors des visites d’écoles ou de garderies par exemple. De plus, la petite fermette qui comprend lamas, chevaux, poneys, poules et chèvres connait toujours un grand succès auprès de la jeune clientèle.

C’est la diversité de la Ferme Drouin qui en fait un emplacement hors du commun comme l’explique le producteur et entrepreneur : «Nous c’est ça qui est le fun ; c’est qu’on n’a pas tous nos œufs dans le même panier!»

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