Volume 37 Numéro 3 - Le 25 octobre 2019

Le Concours de labour du Témiskaming, une touche spéciale et distincte!


René Robert d'Earlton assis fièrement sur son John Deere de 1938. Photo Marc Dumont

Marc Dumont

Par Marc Dumont
Correspondant – Nord de l'Ontario
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La 21e édition du Concours de labour du Témiskaming a eu lieu les 27, 28 et 29 septembre et s’est déroulée dans le village de Belle-Vallée. Là on peut contempler l’église en pierres des champs et l’observateur affûté remarque même le rosaire qui entoure ce chef-d’œuvre d’architecture rurale, c’est d’ailleurs un des attraits que les visiteurs au Concours de labour pouvaient admirer au cours des tournées en charrette.
Cet événement annuel, que la population du Témiskaming attend toujours avec impatience, est devenu un moment de retrouvailles après les récoltes. « Ce n’est pas une fête de la moisson, » insiste une organisatrice. « Nous tenons à ce que ça demeure un concours de labour. » Le Concours de labour s’est donné la mission d’éduquer la population sur la culture du sol et le travail de la terre ; cette terre généreuse qui nourrit. Et rien n’est mieux pour rappeler ces réalités que de reconnaître l’œuvre des laboureurs d’hier et d’aujourd’hui.
Bien entendu, les concessionnaires de machineries agricoles étaient présents pour faire des démonstrations avec leurs tracteurs et le dernier cri en accessoires aratoires. Une quinzaine de tracteurs anciens, et parfois de très anciens, étaient en compétition avec différents types de charrues. Bien entendu, entre laboureurs, ça jasait fort dans un bel esprit de camaraderie. Il était clair que leur intérêt pour cette activité était une passion !
Cette année, un seul laboureur s’est rendu à Belle-Vallée avec sa paire de chevaux. Il s’agit de Yoland Rocheleau de l’Abitibi. Il est entre autres arrivé troisième dans sa catégorie au Concours international de labour de Verner plus tôt en septembre. Il regrette d’être le seul et reconnaît que plusieurs propriétaires de chevaux de trait trouvent que les compétitions de labour exigent trop de travail et sont trop dures. « Je serais bon pour encore de bonnes années, mais je n’ai pas de compétition ! » regrette M. Rocheleau. Et il ajoute : « Ça me surprendrait que ça revienne. »

Yoland Rocheleau d’Abitibi, est un participant de longue date au Concours de labour du Témiskaming. Photo Marc Dumont

Bien qu’il y ait ce bémol, l’atmosphère au Concours de labour du Témiskaming était empreinte de joie de vivre puisque c’est un événement familial. On a même pensé aux ados avec une paroi pour faire de l’escalade. Puis il y avait de la musique : des concours d’amateurs et du violon comme les gens aiment en retrouver dans ces fêtes en campagne. Comme dirait Roch Loranger, président du comité organisateur du Concours : « Après le travail (le labour), on chante, on danse, on mange. »
Si les laboureurs et les visiteurs apprécient le Concours de labour du Témiskaming, il en est de même pour les juges du Ontario Plowmen’s Association. Les juges expriment leur désir de vouloir revenir au Concours du Témiskaming chaque année. « Il a la réputation d’être un des plus beaux en Ontario, » selon M. Loranger. « Il est fantastique, il a une touche spéciale, il est plus personnalisé et les juges aiment revenir ! »

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