Le français au centre du débat électoral

Mardi soir 17 mai avait lieu le débat en français en vue des élections ontariennes 2022. La discussion a porté sur les soins de santé, le cout de la vie, l’éducation en français. Vite le débat s’est centré sur le prix de l’essence, les réductions et le manque d’aide pour l’Université Laurentienne et l’Université de Sudbury.

Les quatre représentantes de leur partie était Caroline Mulroney (Parti progressiste-conservateur de l’Ontario), ministre des Affaires francophones, Amanda Simard (Parti libéral), France Gélinas (Nouveau Parti démocratique de l’Ontario)  ainsi que Cara Des Granges (Partis Vert). Les échanges étaient vifs tout au long de la soirée. Caroline Mulroney a été la cible de tir groupé de la part de ses trois adversaires.

Le débat s’est rapidement tourné vers la hausse du prix de l’essence. La conservatrice prône une mise sur pause des taxes alors que la libérale et la néodémocrate penchaient plus vers une règlementation gouvernementale du prix de l’essence. C’est le cas au Québec et dans les provinces maritimes. Des Granges allait plus loin et penchait pour l’électrification des transports.

L’autre enjeu était l’éducation en français. France Gélinas a rappelé le Jeudi noir de 2018. Cette date à laquelle les conservateurs de Doug Ford ont annoncé des coupures importantes dans les services en français.  Gélinas a dénoncé l’inaction du gouvernement conservateur et le manque de ressource octroyé à l’Université de Sudbury. Mulroney a défendu son gouvernement en soulignant que le gouvernement suivait un processus en bonne et due forme. C’est Des Granges qui a soulevé les questions de l’enseignement primaire et secondaire. Son parti souhaite mettre des incitatifs à l’engagement dans la profession enseignante.

Les chefs présents

Le débat était précédé d’un message préenregistré des 4 chefs.  Steven Del Duca (Parti libéral) s’est exprimé en français comme Andre Horwath (NPD). Mike Schreiner (Parti Vert) a débuté son message en français, mais s’est exprimé surtout en anglais. Doug Ford (PPC) s’est exprimé uniquement en anglais. C’est la première fois en 50 ans qu’aucun chef n’est bilingue.

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