Volume 39 Numéro 3 - Le 22 octobre 2021

Les prix des produits de base et les taux d’intérêt avantageux stimulent le marché des terres agricoles


Photo : Roxanne Lormand


L’Ontario obtient la plus haute fluctuation moyenne de la mi-année

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Les prix élevés des produits de base associés aux faibles taux d’intérêt continuent de favoriser l’augmentation de la valeur des terres agricoles dans la plupart des régions du pays, d’après un examen de mi-année de Financement agricole Canada.

« Tandis que la sécheresse qui a frappé la majeure partie de l’Ouest du Canada et la pandémie faisaient les manchettes le plus souvent, les prix élevés des produits de base et les faibles taux d’intérêt insufflaient tranquillement de la vitalité au marché des terres agricoles au cours des six premiers mois de 2021, déclare Jean-Philippe Gervais, économiste en chef de FAC. Les prix supérieurs à la normale pour le blé, le canola et le maïs ont accru la rentabilité de nombreuses exploitations agricoles au deuxième semestre de 2020 et au début de 2021, ce qui les place dans une meilleure position pour investir dans des terres agricoles lorsque l’occasion se présentera. »

La valeur moyenne des terres agricoles au Canada a encore augmenté de façon constante au cours du premier semestre de 2021, bien que l’impact de la sécheresse généralisée de cet été n’ait pas encore été pleinement mesuré.

La valeur moyenne des terres agricoles canadiennes a grimpé de 3,8 % au cours de la première moitié de 2021, comparativement à une hausse moyenne de 3,7 % pour la même période l’année dernière. Cette hausse est similaire aux résultats de mi-année enregistrés depuis six ans, qui montrent des augmentations de moins de 10 % pour l’ensemble de l’année.

En règle générale, les provinces des Prairies et de l’Atlantique ont enregistré les hausses les plus faibles, tandis que l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec ont connu les augmentations les plus importantes.

Gracieuseté Financement agricole Canada

Des acheteurs issus de différents secteurs rivalisent pour l’achat du nombre limité de terres sur le marché.

Les taux d’intérêt ont chuté au début de la pandémie et demeurent historiquement faibles, ce qui contribue aussi à accroître la demande de terres agricoles et à réduire la disponibilité de terres sur le marché.

« Bien que de nombreux producteurs de cultures aient été avantagés par les prix élevés des produits de base et aient pu profiter des faibles taux d’intérêt pour acheter des terres, tout le monde n’est pas dans le même bateau, affirme M. Gervais. Les perspectives pour les revenus sont plus sombres pour 2021 et 2022 en raison de difficultés de production exceptionnelles dans certaines régions du pays. »

Par exemple, les éleveurs de bétail ont vu leurs coûts de production augmenter et leurs bénéfices fondre à cause de la sécheresse.

« L’environnement économique global des 12 prochains mois sera à surveiller. La possibilité d’une hausse des taux d’intérêt, les pressions inflationnistes et la demande accrue de produits agricoles pourrait influer sur la demande de terres agricoles », explique M. Gervais.

Il recommande aux exploitants agricoles de continuer à faire preuve de prudence, tout particulièrement dans les régions où le taux d’augmentation de la valeur des terres agricoles dépasse de façon marquée celui des revenus agricoles depuis quelques années. Il recommande également aux exploitants de se doter d’un plan de gestion du risque afin de protéger leur entreprise de circonstances imprévisibles.

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