Lutter contre la désertification et la sécheresse

Ce vendredi 17 juin marque la journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse. Cette journée existe pour souligner l’adoption de la Convention des Nations Unies du même nom en 1994. Le Canada, qui est redevenu membre de la convention en 2017, n’est pas à l’abri des sécheresses.

Au pays, le manque d’eau est un problème souvent associé aux provinces des prairies, l’Alberta et la Saskatchewan. Deux provinces qui exploitent leurs ressources en pétrole, une exploitation qui accentue les sécheresses. Or, depuis plusieurs années on observe une généralisation de ce problème. L’été dernier l’Ontario — la région du nord-ouest — a été drastiquement touché par ce problème.

Le problème de désertifications galopantes et de sécheresse est lié aux changements climatiques. Ces problèmes ne peuvent pas être solutionnés par les individus seuls. 

Toutefois, il existe des stratégies qui permettent de réduire les sécheresses et plus largement la désertification des sols.

Certaines stratégies à petite échelle peuvent aider à prévenir les dommages causés par le manque d’eau. Une tactique qui gagne de plus en plus de popularité est le recours aux cultures de couvertures (cover crop). Il s’agit de semer des plantes pour que le sol puisse en profiter. Ainsi les végétaux semés servent à redonner de la matière organique au sol, et aussi l’enrichir de nitrogène. Ces plantes vont alors couvrir le sol, ce qui le protège de l’érosion causée par des pluies fortes. Toutefois, elles vont permettre une meilleure infiltration de l’eau dans le sol.

Ce type de pratique s’insère dans les pratiques d’une agriculture régénératrice. Pour que le fardeau d’une agriculture plus écologique ne repose pas que sur les épaules des fermiers il existe des programmes pour encourager ce tournant.

 Il existe donc des incitatifs financiers pour se lancer dans les cultures de couvertures comme le Farmland Health Incentive Program. Ce programme cible les producteurs situés autour des Grands Lacs et encourage les pratiques durables en tout genre. Il existe aussi le Partenariat canadien pour l’agriculture qui permet de couvrir la moitié des frais engendrés par la pratique de cultures de couverture.

D’autres initiatives sont aussi suggérées. Les Nations unies conseillent de créer des plans d’eau sur le terrain pour créer des sources sur la ferme. Sur le plan de l’eau, investir dans un système de captage et de stockage des eaux de pluie peut devenir rentable dans le futur. 

Finalement, une façon simple, mais efficace de réduire l’impact des sécheresses est la plantation d’arbres. En effet, ils aident à limiter l’impact du manque de pluie puisque les racines ont la particularité de trouver des sources d’eau et de les ramener près de la surface. Or, dans le cas où les arbres sont sujets à un stress relié à une sécheresse, les arroser manuellement aux 10-14 jours peut les aider.

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