Un accès toujours difficile

L’association des psychologues ontariens recommande à ses membres de charger 225 $ de l’heure. L’accès à des soins pour la santé mentale reste un problème pour tous les Canadiens. Les assurances médicales universelles ne couvrent pas les services psychologiques. Contrairement à une visite chez le médecin, lors d’une rencontre chez un psychologue, le patient doit s’acquitter de la facture.

En Ontario c’est le 30 % des patients qui paie de leur poche les services. Pour les autres, les assurances mettent des limites. Une couverture de 50 % ou jusqu’à 1 000 $ pour des services de psychologie peut paraître comme généreuse. Mais après le calcul, si la personne voit un psychologue 1 fois par semaine, cela lui coute quand même 450 $ par mois. Ou encore, cela peut couvrir complètement… 4 séances.

La thérapie cognitive comportementale, la plus populaire pour aider avec les problèmes liés à l’anxiété, peut prendre de 12 à 20 séances.

Pas qu’une question d’argent

Même dans le cas où l’argent n’est pas une question, on estime qu’il y a 1 psychologue pour 3 200 Ontariens… Les listes d’attentes sont en moyenne de 3 mois.

L’accès à une professionnelle est encore plus difficile pour les travailleurs du milieu agricole. De nature, ils vivent en région plus isolée. Il y a donc moins de psychologues disponibles ou alors le déplacement gruge du temps dans l’horaire déjà surchargé des agriculteurs.

La Covid a au moins ouvert la thérapie à distance grâce à Internet. La distance est une barrière de moins pour l’accès à un psychologue.

Par contre, le problème des gens en région est toujours l’accès à internet : un problème reconnu par tous les gouvernements que ce soit, fédéral ou provincial. Mais le déploiement internet haute vitesse se fait toujours attendre. Exaspérés par l’attente et les promesses, des gens se tournent alors vers la compagnie Starlink pour recevoir leur internet. La compagnie d’Elon Musk permet aux utilisateurs de recevoir internet à partir de satellite. Le problème ? Starlink est tellement populaire que les listes d’attente s’allongent à plus d’un an. L’accès à internet en région reste toujours un problème.

Un pays bilingue ?

Les agriculteurs de partout au Canada ont de la difficulté à avoir accès à un psychologue. Or, les francophones rencontrent un défi de plus : trouver quelqu’un qui parle leur langue. En effet, en dehors de l’Ontario, du Québec et du Nouveau-Brunswick, les services sont offerts qu’en anglais. Parfois, comme en Saskatchewan, un traducteur est à la disposition des clients et des psychologues.

Les agriculteurs — de toutes les langues — ont besoin de services faits sur mesure pour leur situation. Les psychologues doivent avoir de l’expérience, ou du moins, être sensibilisés à la situation des agriculteurs pour que ces deniers se sentent compris. Trouver un psychologue spécialisé peut être compliqué. L’Ontario est la province anglophone à offrir le plus de programme et d’aide dans les deux langues officielles.

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