Un doux sirop

Enfin ! Les producteurs de sirop d’érable peuvent enfin souffler. Après avoir connu de mauvaises récoltes en 2020 et 2021, les producteurs sont rassurés par la production de 2022. Certains producteurs cessent de recueillir de l’eau d’érable parce qu’ils sont fatigués et ont déjà atteint leur objectif. « On a quasiment 2 saisons en 1. D’habitude je récolte 1 litre par entaille et là c’était près du 2 litres », déclare au téléphone Daniel Séguin.

Cette bonne nouvelle serait due à un printemps plutôt « normal ». Il n’y a pas qu’un bon printemps qui importe dans l’art du sirop d’érable, l’hiver joue aussi un grand rôle. Pour M.  Séguin, propriétaire de Sucrerie Séguin, l’Ontario a connu « Un hiver très très traditionnel » sans redoux intense au milieu. Cela permet au sol d’être protégé du froid par la neige et de ne pas trop geler. Au printemps, les arbres peuvent se réactiver et vite aller pomper le sol de leurs minéraux. Un printemps lent aussi permet aux arbres de se gorger de sucre et à la sève de couler explique l’acériculteur.

« La qualité du sirop est très très bonne avec un taux élevé de sucre »

L’an dernier, malgré la coulée abondante, c’est le taux de sucre très bas qui a causé des problèmes aux acériculteurs. Parce qu’il faut alors 2 fois plus d’eau d’érable pour obtenir la même quantité de sirop. La situation était catastrophique, si bien qu’ils ont été obligés de toucher à leur réserve rappelle M. Séguin.

La valse printanière du gel-dégel

Pour que le printemps soit idéal à la collecte de l’eau d’érable, il faut que le mercure oscille entre -5oc et 5o c. En gros, il faut qu’il fasse assez froid pour que se forme du givre dans la fibre de bois remplie de gaz, et d’un peu de liquide. Le liquide s’accumule dans cette fibre puisque les gaz prennent moins de place lorsqu’ils sont refroidis. Une fois que l’arbre se réchauffe, l’excédent de sève est expulsé par le gaz qui dégèle et reprend sa place.

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