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le Jeudi 24 avril 2014 5:00 Volume 31 Numéro 16 Le 25 avril 2014

Des priorités agroalimentaires pour faire croître l’Ontario

Des priorités agroalimentaires pour faire croître l’Ontario
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Croissance, économie, alimentation et emplois. Tels ont été les thèmes que la Fédération d’agriculture de l’Ontario (FAO) a abordés avec les députés des partis politiques de la province, lors d’une rencontre à l’Assemblée législative de l’Ontario, le 8 avril dernier. Pour le président de la FAO, Mark Wales, le gouvernement de Kathleen Wynne doit inclure ces éléments clés dans le budget 2014 pour le secteur agroalimentaire. La FAO espère des investissements, du soutien et de la collaboration de la part du gouvernement pour que les priorités qu’elle souhaite mettre de l’avant se réalisent.

« Avec une première ministre qui est aussi ministre de l’Agriculture, nous obtenons une meilleure écoute de la part de tout le monde, soutient Neil Currie, directeur général de la FAO.

« Nous avons besoin de travailler ensemble si nous voulons que l’agriculture soit une façon de rendre notre province prospère », souligne M. Wales par voie de communiqué.

Le directeur général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens, Simon Durand, est tout à fait d’accord avec le fait que le secteur agroalimentaire peut jouer un rôle important dans la croissance et la prospérité de la province. « L’agriculture est l’un des secteurs économiques piliers de l’Ontario. L’industrie automobile a souvent pu compter sur le soutien du gouvernement. Celle de l’agriculture et de l’agroalimentaire pourrait obtenir un soutien semblable », estime-t-il.

Nouvelle campagne, mêmes priorités

Les discussions qui ont eu lieu à Queen’s Park ont donné le coup d’envoi à la nouvelle campagne de Growing Ontario 2014 de la Fédération. Cette campagne comprend quatre priorités clés pour conduire ses efforts de relations gouvernementales tout au long de l’année.

1-    La garantie d’un engagement à long terme pour offrir aux fermes et aux entreprises rurales l’accès au gaz naturel. Selon la FAO, leur projet s’échelonnant sur plusieurs années ne demande qu’un « modeste investissement public annuel. » « L’accès au gaz naturel attirerait de nouvelles entreprises et permettrait d’alimenter la croissance économique des communautés rurales de l’Ontario », souligne le président de la FAO. Selon M. Currie, les trois parties sont en faveur de cette proposition.

2-    La compétitivité d’une industrie en croissance passe par des évaluations d’impôt foncier justes pour les fermiers de l’Ontario.

3-    L’amélioration des connaissances alimentaires (valeur nutritionnelle, provenance de leurs aliments et comment préparer des repas de base à partir de rien). La FAO préconise le retour des cours de connaissances alimentaires dans les écoles de la province, ce qui améliorerait non seulement leur niveau de connaissances, mais les aiderait à voir le secteur comme un « choix de carrière passionnant. »

4-    L’enseignement de l’agriculture. Les étudiants doivent être au courant des nombreuses possibilités de carrières dans le domaine de l’agriculture. « Avec deux emplois pour chaque diplômé de l’agroalimentaire et trois emplois pour chaque diplômé de troisième cycle en agroalimentaire, l’industrie offre plusieurs occasions de carrière intéressantes.

« Ce sont quatre priorités qui circulent depuis un bout de temps. Le budget était certainement une façon de les remettre à l’avant-plan. Si des élections sont déclenchées, l’Union entend également faire entendre ses priorités, fait savoir Simon Durand. Je partage les mêmes priorités quant aux volets de l’éducation des consommateurs et des emplois, mais je pousserais davantage le raisonnement par rapport à la création d’emplois et aux investissements pour que le secteur ait tout ce qu’il a besoin pour mieux se développer. »