Organisée en ligne lundi 15 juin, la rencontre a permis de faire le point sur les démarches entreprises par l’UCFO auprès d’Alto et sur la stratégie adoptée par l’organisation pour défendre les intérêts des producteurs franco-ontariens.
Le vice-président de l’UCFO, Michel Dignard, a expliqué que l’organisation a rencontré les représentants d’Alto à deux reprises. Bien qu’un document de consultation ait été transmis à l’UCFO, celui-ci n’a pas été signé en raison d’une clause de confidentialité jugée insuffisamment claire. Une nouvelle rencontre est prévue afin de poursuivre les discussions et de transmettre les questions et préoccupations soulevées par les producteurs.
De son côté, la directrice générale de l’UCFO, Renée-Claude Goulet, a rappelé que plusieurs détails du projet demeurent inconnus. L’organisation privilégie donc le dialogue avec Alto tout en travaillant avec ses partenaires agricoles pour limiter les impacts potentiels sur les terres et les activités agricoles.
Rendez-vous mensuel
La période de consultation a permis aux participants d’exprimer des inquiétudes. Les questions d’expropriation, de compensation financière, de fragmentation des terres agricoles et d’accès aux champs ont été abordées. Des préoccupations ont également été soulevées concernant les effets possibles sur les puits privés, les nappes phréatiques, le bruit, les vibrations ainsi que sur la faune et l’environnement.
Plusieurs participants ont aussi remis en question la pertinence du projet, estimant que les impacts sur le territoire agricole pourraient être importants par rapport aux gains de temps annoncés pour les voyageurs.
Afin de mieux représenter les producteurs tout au long du processus, l’UCFO souhaite mettre sur pied un comité consultatif composé de représentants de l’organisation et du public agricole. Ce comité aurait pour mandat d’analyser les documents transmis par Alto, de recueillir les préoccupations du terrain et de formuler des recommandations au conseil d’administration de l’UCFO.
L’organisation prévoit tenir une rencontre virtuelle de ce type chaque mois afin de continuer à informer les producteurs et à prendre le pouls des communautés touchées par le projet.