L’équipe du Pôle laitier canadien lors du lancement au Forum de l’industrie laitière 2025 le 16 septembre 2025. De gauche à droite Émie Désilets, Daniel Lefebvre, Fawn Jackson et Vicki Brisson.
Existe-t-il une méthode plus efficace pour gérer le fumier? Autant de questions pour lesquelles les producteurs laitiers canadiens peuvent dès aujourd’hui trouver des conseils à partir du tout nouveau Pôle laitier canadien.
Inauguré la semaine dernière, le Pôle est le fruit d’une collaboration entre les Producteurs laitiers du Canada (PLC), Lactanet et leurs partenaires de l’industrie laitière. En gros, elle est présentée comme une plateforme complète et entièrement bilingue conçue pour traduire les plus récents résultats en recherche laitière sous forme de ressources pratiques et accessibles.
Annie AcMoody souligne que la plateforme évoluera pour favoriser les échanges entre producteurs laitiers.
On y trouve quoi?
« Le Pôle est l’endroit tout désigné pour consulter des outils, des vidéos, des fiches d’information, et bien plus », explique Annie AcMoody, chef des politiques et économie auprès des Producteurs laitiers du Canada. « L’information qu’on y trouve s’appuie sur des données scientifiques récentes, et le tout est présenté de façon conviviale. »
L’information disponible est divisée en quatre grands axes: durabilité (au sens de l’environnement), le bien-être animal (son milieu de vie), la santé animale ainsi que la gestion du troupeau. Chaque sujet est présenté sous forme de webinaire, vidéo ou article.
« La plateforme est évolutive. D’abord, parce que l’information qu’on y présente sera mise à jour au gré des avancées scientifiques, mais aussi dans sa forme même, alors qu’on y greffera éventuellement des groupes de discussion et des opportunités de réseautage », ajoute-t-elle. D’ailleurs, un premier groupe de discussion virtuel abordera en octobre la question du bien-être des vaches et l’adaptation au nouveau code de pratiques.
Bien que le Pôle se veut national, Mme AcMoody n’écarte pas la possibilité d’intégrer éventuellement des volets provinciaux, qui tiendraient compte de particularités régionales. Par contre, l’ajout de forums se fera de manière indépendante de l’information scientifique, présentée de manière neutre.
Pas pour les Geeks
Le producteur laitier qui entrevoit sa retraite et qui, de manière générale, se sent moins à l’aise avec les plateformes numériques saura-t-il tirer profit du plein potentiel du Pôle? Vicki Brisson, gestionnaire nationale de la mobilisation des connaissances chez Lactanet, croit que oui.
« À la base, nous avons développé la plateforme en tenant compte du profil d’utilisateur que vous décrivez. C’est une interface simplifiée où ils peuvent facilement naviguer, et qui peut aussi être partagée avec leurs conseillers pour sortir des informations et des données pertinentes. On trouve aussi de plus en plus de jeunes producteurs qui sont très connectés, mais qui manquent parfois de temps. Le Pôle répond aussi à leurs besoins. »
C’est d’ailleurs parce que Lactanet disposait d’une expertise préalable dans le domaine que les Producteurs de lait ont retenu ses services comme architecte de la plateforme. « Nous n’avons pas réinventé la roue; nous nous sommes inspirés de ce qui existe déjà en Nouvelle-Zélande et en Irlande pour créer l’interface », ajoute-t-elle. L’entreprise se veut le pont entre les équipes de recherches et les utilisateurs.
« Le Pôle ne vise pas à être une fin en soi, mais plutôt un point de départ pour amorcer la réflexion des producteurs laitiers face aux meilleures pratiques à adopter à la ferme », conclue-t-elle.
IJL – Réseau.Presse – Agricom