le Mercredi 3 juin 2026
le Mercredi 17 Décembre 2025 9:44 Agriculture

Parce que tout commence dans un champ…

En tant qu’agricultrices et agriculteurs, nous avons raison d’être fiers de ce que nous produisons.  — photo: Sandra Clément.
En tant qu’agricultrices et agriculteurs, nous avons raison d’être fiers de ce que nous produisons.
photo: Sandra Clément.

En cette période des Fêtes, j’ai envie de m’arrêter un instant pour penser à nous, les producteurs et productrices agricoles franco-ontariens. À celles et ceux qui, malgré les saisons changeantes, les horaires qui débordent et les défis qui s’accumulent, continuent de nourrir et de soutenir toute une société, souvent en silence, mais toujours avec passion.

Parce que tout commence dans un champ…
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Les statistiques le montrent: il y a de moins en moins d’agriculteurs et d’agricultrices, ici comme ailleurs dans le monde. Peu importe le type de production, les fermes se font de plus en plus rares, les familles agricoles aussi. 

Parfois, j’ai presque l’impression de me « péter les bretelles » quand je parle fièrement de notre métier. Mais au fond,  pourquoi me sentir ainsi?

Tout le monde doit manger trois fois par jour si tout va bien. Chaque matin, on s’habille. Chaque soir, on rentre sous un toit. La majorité des gens dépendent de médicaments pour mieux fonctionner, d’un moyen de transport pour se rendre au travail, d’appareils électroniques pour rester connectés.

Tout commence dans un champ…

Photo: Sandra Clément

Et où est-ce que tout cela commence?

Arrêtez-vous juste un instant. La plupart des consommateurs n’ont aucune idée que pratiquement tout ce qui entoure nos besoins quotidiens, de la nourriture aux vêtements, en passant par l’énergie, les matériaux, le carburant et les médicaments, trouvent leur origine directement ou indirectement dans l’agriculture mondiale. Oui, tout commence quelque part dans un champ, dans une forêt, dans une étable, dans une serre, dans un atelier de transformation à la ferme.

Pendant que le nombre de producteurs diminue, la dépendance envers l’agriculture, elle, ne fait qu’augmenter. C’est épeurant. 

Pendant que notre rôle demeure indispensable, un autre phénomène avance doucement: les projets commerciaux et résidentiels prennent de plus en plus de place. Les terres agricoles disparaissent un champ à la fois. La société évolue, les besoins changent, mais c’est un changement important. Parce que la terre, une fois perdue, ne revient plus. Et cette terre, c’est elle qui nourrit le monde.

La fierté, ça se transmet de génération en génération.

Photo: Sandra Clément.

Alors en ce temps des Fêtes, j’aimerais inviter chacun et chacune à une petite réflexion. Assis devant votre sapin ou à votre table, regardez autour de vous. Remarquez ce qui vous entoure et pensez aux gens derrière toute cette abondance. 

Tout cela ne pousse pas sur les tablettes des magasins. Ce n’est pas prêt à manger, prêt à porter. Je me répète, mais tout commence quelque part dans un champ, une forêt, une étable, une serre, une étable. Pensons à celles et ceux qui, même quand tout ralentit, continuent d’être là pour que les autres puissent célébrer sans manquer de rien.

Pour terminer, j’ai un message qui s’adresse à mes collègues agriculteurs et agricultrices. Soyez fiers d’être fiers! Fiers de votre profession, de votre résilience, de votre enracinement et de votre contribution tellement essentielle à la société. Ce n’est pas se péter les bretelles, car vous portez quelque chose de plus grand que vous et cela mérite d’être reconnu.

Je vous souhaite un merveilleux temps des Fêtes, rempli de douceur, de moments en famille et d’un peu de repos quand cela est possible. Que la prochaine saison vous apporte de l’espoir, de la force et de belles récoltes! 

Votre agricultrice et chroniqueuse dévouée, 

Sandra Clément 

[email protected]