le Samedi 18 juillet 2026
le Mercredi 4 février 2026 11:37 Éditorial

TGV : l’UCFO et ses membres se feront entendre

Retour sur la consultation publique d’Alto sur le projet de réseau de train à grande vitesse Toronto–Québec tenue à Vankleek Hill la semaine dernière.

TGV : l’UCFO et ses membres se feront entendre
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L’annonce du projet de train à grande vitesse entre Toronto et la ville de Québec n’est pas passée inaperçue dans l’Est ontarien, une région caractérisée par la présence de milliers d’acres de terres agricoles en exploitation situées dans le corridor proposé.

Cette annonce soulève de vives préoccupations chez de nombreux agriculteurs et au sein des communautés rurales, qui anticipent des répercussions importantes sur la viabilité de leurs entreprises, l’intégrité de leurs terres agricoles et la protection de l’environnement.

Les consultations publiques par Alto, la société d’État qui pilote l’initiative, ont débuté en janvier et se termineront à la fin mars. Michel Dignard, vice-président de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), s’est présenté à la journée portes ouvertes qui a eu lieu à Vankleek Hill le 29 janvier dernier, au nom de l’organisme.

La communauté était au rendez-vous. Selon Michel Dignard, seulement 15 minutes après l’ouverture des portes à 11 h, la salle comptait déjà 250 participants venus s’informer et faire entendre leurs préoccupations.

Il y avait huit stations avec des représentants d’Alto qui discutaient avec les participants de divers aspects, tels que l’environnement, les droits autochtones et l’impact économique. Toutefois, aucune station ne traitait spécifiquement des répercussions du projet sur l’agriculture dans le corridor proposé. Michel Dignard a également noté que les intervenants étaient bilingues, ce qui a permis d’offrir un service en français de qualité aux participants francophones.

L’UCFO attend le rapport des consultations publiques avec impatience. L’organisme prend aussi les démarches pour participer à une table ronde, ce qui lui donnera la chance de soulever les problématiques propres à l’agriculture, telles que l’expropriation et la fragmentation des terres, les passages à niveau et l’impact sur le drainage, parmi autres.

L’UCFO veut vous entendre

En préparation à cette étape et dans le cadre de son travail de représentation au cours des prochains mois et des prochaines années, l’UCFO sollicite l’engagement de la collectivité et de ses membres et vous invite à nous transmettre vos commentaires et préoccupations, afin de constituer un dossier complet représentant les intérêts des agriculteurs.rices et de l’industrie agroalimentaire franco-ontariens.

Nous encourageons également la population à se prononcer par l’entremise des différents canaux mis en place par Alto :

-remplir le sondage;
-indiquer vos commentaires sur la carte interactive;
-soumettre un mémoire;
-participer à une séance d’information.

Si vous avez manqué les événements portes ouvertes qui ont eu lieu à ce jour, il existe encore d’autres occasions de participer : le 11 mars à Gatineau; quelques séances en visioconférence d’ici la fin mars.
 
Il reste également plusieurs séances prévues dans d’autres régions de l’Ontario et du Québec. Veuillez visiter fr.consultation.altotrain.ca pour en apprendre davantage et faire entendre votre voix.

Bien que la construction du réseau ait suscité beaucoup de réactions au sein de notre communauté agricole et rurale, rien n’est encore définitif. La phase de développement et de pré-construction s’étend jusqu’en 2029-2030. Par la suite, la proposition du réseau sera soumise au gouvernement fédéral afin d’obtenir l’autorisation de poursuivre. Si le projet est approuvé, chaque phase de construction s’échelonnera sur une période de 8 à 10 ans, le corridor Ottawa–Montréal étant le premier à être construit.

Le conseil d’administration de l’UCFO continuera de s’engager activement dans les discussions tout au long de la phase de développement, afin d’en arriver à des solutions qui respecteront les droits des agriculteurs et protégeront le tissu de nos communautés rurales.