le Mercredi 17 juillet 2024
le Mercredi 24 janvier 2024 15:37 Collaborateur

Quand la « cantine mobile » passe à la ferme

Une femme tient la main à un autre homme dans le dos de son amoureux.
Une femme tient la main à un autre homme dans le dos de son amoureux.
Attention aux aventures extraconjugales : un moment d’égarement peut gâcher toute une vie.
Quand la « cantine mobile » passe à la ferme
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Vous est-il déjà arrivé d’être affamé et de vous retrouver en face d’une cantine mobile, lors d’un encan, à 14h30 ? Vous vous dites : « Miam ! Un bon cheeseburger et une bonne poutine. » Vous savez bien que pour votre santé, votre cholestérol et votre poids, c’est loin d’être l’idéal. Mais, 10 minutes plus tard, vous avez déjà tout avalé, avec les regrets qui surgissent aussi rapidement que les brûlements d’estomac.

Eh bien, l’aventure extraconjugale peut ressembler à ce scénario (excusez la comparaison). Si vous pensez que les histoires de patrons et de secrétaires n’arrivent qu’en ville, c’est le temps d’arriver en campagne.

Les aventures extraconjugales arrivent de plus en plus fréquemment dans nos rangs de campagne. Pourquoi ? Mon père avait l’habitude de dire « l’occasion fait le larron ». Aujourd’hui, les entreprises ont des employés, femmes ou hommes. De plus, il y a plusieurs intervenants qui gravitent autour de l’entreprise. Enfin, les agriculteurs et les agricultrices sont très impliqués socialement. Les occasions de rencontres ne sont pas ce qui manque.

Imaginez le cas typique : après quelques années de mariage, les enfants sont dans le décor, et les problèmes financiers, la surcharge de travail, la tension et les conflits font partie du pain quotidien. Il n’en faut pas plus pour que le stress soit au plafond, la libido de madame au plancher, et les attentions romantiques de monsieur rangées au grenier.

Bref, rien ne va plus, on a l’impression que l’autre n’est plus le même. On se sent négligé, non respecté, mal compris. On a faim : d’amour, d’attention, de rapports intimes ; faim de se sentir quelqu’un d’aimable, de spécial et de valable. Au début, c’est une petite faim et on peut résister. Mais au bout d’un certain temps, on est affamé. Tout d’un coup, on réalise que la personne qui travaille avec nous est attentive, elle nous sourit, elle nous fait sentir aimable, spécial. Bref, il est 14h30 et on ne peut pas résister à notre faim.

Je vous laisse le soin d’imaginer la suite : pendant un bref moment, on oublie tout le reste. On savoure, on apprécie, on comble cette faim si grande, pour ensuite se retrouver… avec les brûlements d’estomac. La honte, la culpabilité, les remords et les problèmes surgissent.

La faim émotive fait aussi mal et est aussi obsédante que la faim physique, et cela, pour tout être humain. À un certain moment, plus rien ne compte que de combler cette faim. Alors, on dirige toute son énergie pour trouver quelqu’un qui répondra à cette faim. Or, cette nourriture affective est loin d’être nutritive à long terme et peut même être toxique pour sa vie. Bien entendu, certains ont plus d’appétit que d’autres, et certains peuvent résister plus que d’autres.

La « cantine mobile » est là autant pour les femmes que pour les hommes. Elle peut se manifester à travers un employé, un intervenant du milieu que l’on côtoie régulièrement ou un collègue que l’on rencontre lors de réunions. La meilleure façon de diminuer les risques d’une faim incontrôlable n’est pas de s’isoler, mais de s’assurer de ne pas être trop affamé. Nourrir sa relation de couple est le moyen le plus sûr d’éviter ce genre d’expérience qui s’avère souvent désastreuse pour soi, le couple, les enfants et l’entreprise.

Alors, avant de succomber devant la cantine mobile, pensez aux brûlements d’estomac qui suivront, ainsi qu’à la valeur nutritive à long terme de ce menu qui semble si attirant. Et s’il est 14h30 et que vous êtes vraiment affamé, il vaut mieux éviter de passer près de la cantine, histoire de ne pas être trop tenté.