Volume 27 Numéro 16 Le 21 avril 2010

44e Exposition agricole du Nord-Est de l’Ontario

Par Marc Dumont, collaborateur régional - Nord de l'Ontario


Josée Bellehumeur, agente de l’UCFO dans le Nord-Est, devant le kiosque de l’UCFO. Photo M.Dumont.

Les 9 et 10 avril derniers, les agriculteurs du Nord-Est de l’Ontario se sont donnés rendez-vous à Earlton pour la première rencontre de la nouvelle saison.

Le samedi matin, il y a eu un déjeuner communautaire aux crêpes et au sirop d’érable. Toute la gente agricole se fait un devoir de s’y retrouver. L’événement a encore une fois été bien achalandé et l’atmosphère était très conviviale.

En plus des 70 exposants, c’était l’occasion pour les cultivateurs de participer à des ateliers et à des concours de jugement des fourrages et semences. Cette année, deux sujets d’ateliers dominaient: la production de fourrage; ça on aurait pu s’y attendre.

Il en est de même pour l’autre sujet: la biomasse. Les fermes sont de grandes consommatrices d’énergie et elles produisent aussi une grande quantité de résidus organiques.

Nouveautés
Une des nouveautés de l’exposition a été la présentation d’un appareil de ferme pour extraire l’huile de plantes oléagineuses: tournesol, canola… Il suffit que la graine contienne 5% d’huile et 20% d’humidité pour que ça fonctionne bien.

Ce pressoir est complètement automatisé et facile à utiliser. Nicolas Leja de la compagnie ontarienne Energrow démontrait le processus pour extraire l’huile du canola et les résidus en pastilles à nourrir aux vaches parce que le canola conserve tout l’apport en protéine de la graine même un fois pressée.

On le sait, il y a de plus en plus de champs jaunes de canola l’été dans nos campagnes. Présentement, les cultivateurs qui veulent profiter de cette source d’énergie doivent expédier le canola à Hamilton et retourner les résidus sur leur ferme. Les coûts de transport rendent cette pratique non-rentable. Cet appareil se vend pour approximativement le coût d’un kilo de lait.

Paniers directs aux consommateurs
Un autre kiosque intéressant était celui de Dave et Chantal Lewington, de Lavigne. Cette entreprise agricole vend directement aux consommateurs. C’est un programme où des citadins payent une souscription au début d’une saison pour recevoir un panier de fruits et légumes de juillet à la fin octobre.

Les Lewington ont 30 variétés de fruits et légumes à partir de la patate au melon d’eau qu’ils produisent sans pesticide ni fertilisant chimique. Pour profiter au maximum de la saison, il faut 250 variétés de graines. De plus, Dave et Chantal produisent du boeuf, du porc et du mouton de pâturage uniquement nourri au fourrage. Quant aux ?ufs, ils sont le produit de poules en liberté.

Parmi les autres kiosques, il y avait bien sûr celui des associations, des institutions financières et de tous les services dont peut avoir besoin un agriculteur. Les vendeurs de machineries agricoles étaient présents avec des nouveaux produits. Enfin, ce qui n’était pas là il y a quelques années: quelques groupes religieux!

Malgré l’enthousiasme de cette exposition, les cultivateurs pensent aux deux dernières saisons où le temps a été exécrable. Et pour citer Ronald Gravel, vendeur de semences: « Les cultivateurs hésitent à acheter. L’an dernier, les fertilisants étaient très chers, la qualité de la production n’était pas là, il fallait donc acheter plus de suppléments. Il y a une limite à emprunter sur la marge de crédit! ».

Souhaitons-nous un bel été !

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