Volume 34, Numéro 10, le 20 janvier 2017

Relance du campus d’Alfred, les efforts se poursuivent


Le 12 janvier, une séance de travail réunissait une vingtaine de personnes sur le campus d’Alfred pour faire progresser le dossier du plan de relance. Photo: Simon Durand

Par Chantal Quirion


Les partenaires pour la relance du campus d’Alfred mettent les bouchées doubles. D’abord le 11 janvier, une présentation du projet de relance a été faite par le consultant Christopher Rees aux membres du conseil des Comtés unis de Prescott et Russell et très bien accueillie, selon les commentaires.

« C’est la première fois que je sens autant d’enthousiasme aux Comtés unis », relate Simon Durand, directeur général de l’UCFO.

Le lendemain, 12 janvier, une séance de travail réunissait une vingtaine de personnes sur le campus d’Alfred pour faire progresser le dossier. Des représentants des cinq organismes partenaires, soit les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), le collège La Cité, la Société de développement communautaire de Prescott et Russell (SDCPR), l’Académie entrepreneuriale et l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), rencontraient à cette occasion le député provincial de Glengarry-Prescott-Russell (GPR), Grant Crack, Jérémy Gauthier au nom du député fédéral de GPR, Francis Drouin, le président des CUPR, Gary Barton, le maire d’Alfred et Plantagenet, Fernand Dicaire et des hauts fonctionnaires des différents ministères impliqués dans le dossier dont Karen Pitre chargée de coordonner les échanges entre les cabinets. Mme Pitre est, entre autres, conseillère spéciale de la première ministre en matière de carrefours communautaires.

L’une des composantes de la proposition de relance consiste d’ailleurs à établir sur le campus, un carrefour communautaire offrant divers services à la population et aux entreprises tout en générant des revenus de location. S’y ajouterait le Centre d’innovation et de transformation agroalimentaire (CITA) qui selon le plan participerait à l’essor économique de tout Prescott et Russell et par conséquent de la communauté francophone. Dans cette dynamique, La Cité pourrait continuer à offrir la formation à Alfred en louant les espaces qui lui sont nécessaires. Les retombées économiques annuelles des activités qui se tiendraient sur le campus sont évaluées à 15 M$.

Pour atteindre ces objectifs, les partenaires demandent à la province qui est propriétaire des lieux de céder environ 10 acres des quelque 360 acres du campus au carrefour communautaire ainsi que le bâtiment principal et quelques autres bâtisses secondaires. Un appui financier du fédéral et du provincial totalisant 7,3 M$ est aussi nécessaire pour la concrétisation de ce plan. La somme servirait à défrayer une partie des coûts d’exploitation pour les cinq premières années (5,5 M$) et à investir dans les rénovations à hauteur de 1,3 M$. M. Rees assure que le projet serait autosuffisant au terme de ces cinq ans.

Lors de cette séance, le maire Dicaire a demandé à ce que la province fournisse un rapport à jour de l’état des bâtiments, le dernier rapport datant de 2010. La proposition a été appuyée de tous les participants.

Ce projet est compris dans la portion du campus désignée comme le « campus du haut ». L’autre partie, le « campus du bas » qui totalise environ 350 acres, l’étable et d’autres bâtiments, fera l’objet d’une négociation distincte entre la province et la Ferme d’éducation et de recherche du campus d’Alfred (FERCA). La FERCA, organisme à but non lucratif fondé par l’UCFO est en opération depuis août 2015. Précisons aussi que les activités de la FERCA ne sont pas englobées dans la proposition dont il est ici question.

Optimisme

M. Rees, estime que cette dernière rencontre augure bien pour l’avenir.

« Tout c’est très bien passé. On a eu une très bonne discussion qui a duré plus de deux heures. Tout le monde est sur la même longueur d’onde : on veut sauvegarder le campus pour qu’il devienne un outil de développement économique pour la région. Tout le monde a fait preuve d’une bonne volonté. Il n’est plus question que le projet ne vas pas avancer. »

M. Rees souligne l’apport de M. Crack qui a son avis a fait du très bon travail pour réunir ces personnes et présenter le dossier au gouvernement de l’Ontario. Le consultant indique du même souffle que le dossier du campus d’Alfred est très complexe parce qu’il concerne plusieurs ministères.

Il reste encore des inconnues dans l’équation, comme des engagements fermes pour les infrastructures et les octrois, notamment. C’est pourquoi M. Rees précise qu’il s’agit ici d’une proposition et non d’un plan d’affaires. De l’autre côté, les partenaires doivent continuer leur travail pour solliciter d’éventuels clients pour assurer des revenus et solidifier leur promesse d’autosuffisance

En ce qui concerne les Comtés unis, la possibilité d’investir a été écartée d’emblée, mais une résolution pour confirmer un appui moral au projet sera déposée lors de la prochaine réunion publique.

M. Rees s’attend à être en mesure de dévoiler de bonnes nouvelles lors du Sommet rural de Prescott et Russell qui se tiendra en mars prochain.

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