Volume 27 Numéro 06 Le 4 novembre 2009

À l’écoute des étudiants au Campus d’Alfred

Par Nicole Tessier, Communications, Campus d'Alfred de l'Université de Guelph


Diane Lefebvre, responsable du placement étudiant et des stages pratiques, Gabriel Gauthier, directeur associé à l’éducation, et Hélène Blais, coordonnatrice du programme de technologie agricole, sont tous passionnés par leur vocation: enseigner au Campus

Établi en 1981, le Campus d’Alfred est le seul établissement francophone en Ontario à offrir des cours dans le secteur agroalimentaire. La charge d’offrir les programmes hautement qualifiés revient évidemment au personnel enseignant.

Aujourd’hui, quelque 24 professeurs, chercheurs et techniciens se dévouent quotidiennement à non seulement livrer les cours, mais à prendre à c’ur le bien-être des étudiants inscrits au Campus d’Alfred.

Gabriel Gauthier, directeur associé à l’éducation, au Campus depuis 12 ans, Hélène Blais, coordonnatrice du programme de technologie agricole en poste depuis 23 ans, Serge Tremblay, chargé de cours à sa 24e année et Diane Lefebvre, diplômée du Collège d’Alfred et responsable du placement étudiant et des stages pratiques, employée au Campus depuis 20 ans, sont bien en mesure de partager leur expérience de carrière comme enseignants.

Ils sont tous les trois passionnés par leur travail.

L’étudiant d’aujourd’hui
L’étudiant d’aujourd’hui, selon eux, diffère en quelque sorte de celui qui était assis sur les bancs d’école dans le passé. D’abord affûté davantage à la technologie, sans toutefois être plus connaisseur en informatique, l’étudiant s’attend à de l’action en salle de classe. « L’acétate, ça ne pogne plus », s’accordent-ils tous à dire, « C’est « acéplate » ! ».

« Il faut garder l’esprit ouvert afin de pouvoir aller les chercher », déclare Hélène. D’ailleurs, selon Serge, de rester à jour permet de garder l’intérêt des étudiants.

Les motiver est tout un défi en soi, alors que l’horaire type d’un étudiant comprend trois centres d’activités: les études, la vie sociale (certains ont leur propre petite famille) et le travail pour financer les études. Il va sans dire qu’il se doit d’être efficace.

Apprendre à décider
Il y a tout de même certaines tendances selon les programmes. L’étudiant en technique agricole, qui a déjà acquis un bagage de connaissances sur la ferme familiale, est valorisé en salle de classe par le fait même que son expérience est liée à la théorie, ce qui lui permet de mieux comprendre l’application.

On constate également qu’on entend moins souvent « mon père le fait comme ça », illustrant ainsi une ouverture au savoir.
Les études au Campus d’Alfred en agriculture arriment l’étudiant à être impliqué dans le processus de prise de décisions.

Il n’est pas à négliger de remarquer que l’étudiant en agriculture n’est pas issu nécessairement du milieu rural et que le nombre de filles inscrites au programme est louable.

Construire son apprentissage
Le programme de Nutrition et salubrité des aliments a pris un tournant gagnant depuis 2004 avec l’ajout de nouveaux cours tels que ?Transformation des aliments’, ?Technologie de la transformation’ et ?Analyse du risque?.

« C’était dans le but d’ouvrir des portes dans le secteur du contrôle de qualité et de la transformation des aliments en entreprise », affirme Line Boulanger, coordonnatrice du programme Nutrition et salubrité des aliments.

L’approche de Simon Tousignant, professeur en Nutrition, amène l’étudiant à construire son propre apprentissage, ce qu’il nomme « constructivisme ».

Contrairement au modèle doctrinaire où le cours est dicté par le professeur, cette méthode permet à l’étudiant de comprendre les notions par le biais d’expériences et d’en faire l’analyse. Simon accorde de l’importance à cet apprentissage, car c’est une façon de le concrétiser.

Ainsi, le cours de chimie qui peut paraître ennuyeux s’avère intéressant lors de l’expérience lorsque la mousse monte! La réflexion qui suit permet à l’étudiant de développer son esprit critique.

Étudiants performants
Ce sont principalement des filles « qui aiment les chats et les chiens » comme le dit bien Serge, qui s’inscrivent au programme de Techniques de soins vétérinaires. « C’est un groupe d’étudiantes performantes et il n’est pas à négliger de voir la concurrence entre les filles », ajoute Hélène.

Le programme ouvre les portes à d’autres options que le travail en clinique, entre autres, le travail de laboratoire et le travail avec les gros animaux.

Un groupe de filles, ça doit quand même assez jaser ? Eh bien non ! C’est davantage l’engouement du « texting » qui se compare bien, selon Diane, à l’échange de petits papiers en salle de classe !

Tremplin vers l’avenir
Le Campus d’Alfred répond à un besoin en milieu rural au-delà de l’enseignement en salle de classe. Gabriel Gauthier voit le passage d’un étudiant au Campus non pas comme une finalité, mais davantage comme un tremplin vers l’emploi ou d’autres études.

L’étudiant peut tout aussi bien changer de direction, mais à tout le moins il a acquis la confiance nécessaire pour poursuivre son cheminement de carrière.

L’encadrement et le respect font pour beaucoup dans l’épanouissement des étudiants au Campus d’Alfred. Sans aucun doute, l’intérêt qui leur est consacré fait en sorte que l’étudiant est bien dirigé dans ses études. « On s’occupe de nos étudiants ».

Tous s’entendent pour dire qu’il est important de garder le service personnalisé. Cette vision du département d’éducation fait en sorte que le Campus d’Alfred, parfois oublié en raison de sa taille, est justement apprécié par tous !

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