Le 21 mars 2002

Assurer un passage harmonieux entre la vie familiale et celle de jeune adulte indépendant Ah! La belle vie étudiante au Collège d’Alfred

Par Nicole Tessier, responsable des Services aux étudiants, Collège d'Alfred
info.agricom@atreide.net


L’avantage d’une ?petite? institution d’enseignement comme le Collège d’Alfred, c’est sans doute la chaleur et la richesse de sa vie étudiante, sans oublier l’appui constant et l’encouragement généreux du personnel. Sur la photo, les étudiants du Collège

J’ai l’heureuse chance de travailler depuis quelques années à la vie étudiante au Collège d’Alfred de l’Université de Guelph. En tant que responsable de la résidence et des services aux étudiants, je m’assure que le passage entre la vie familiale et celle du jeune adulte indépendant se fasse le plus harmonieusement possible dans le cadre de la vie étudiante.

Il est vrai que j’en ai vu de toutes les couleurs car ce n’est pas chose facile d’équilibrer leur soif de liberté tout en les obligeant à se conformer aux règles de jeu. Et pourtant, pour la grande majorité, ils arrivent tous au bout de leur parcours avec diplôme en main et une expérience de vie parmi leurs pairs tout à fait inoubliable. N’avons-nous pas dans nos c’urs un souvenir privilégié de nos aventures étudiantes’

Pour Manon Forcier (Plantagenet, Ontario) et Annick Chartrand (St Pascal, Ontario), deux étudiantes en 2e année de Technique de diététique, elles ont apprécié énormément leur «petit collège chaleureux». Elles n’ont que d’éloges, d’abord pour le personnel, qui offre sans cesse de l’appui et de l’encouragement et aussi pour la communauté qui, lors de levées de fond, a illustré une grande fierté pour «leur collège».

Yan Daniel Ether, étudiant de 2e année en Technique agricole (Sarsfield, Ontario) a pour sa part choisi, malgré qu’il habite assez près du Collège, de vivre l’expérience de vie en résidence. Vivre en petite communauté n’est pas toujours une partie de plaisir, avoue Yan. Les étudiants doivent apprendre à respecter leurs pairs et accepter avant tout que tous n’ont pas les mêmes habitudes de vie.
Pour Yan, il a appris avant tout qu’il devait «laisser vivre les autres» et que face aux accrochages, il devait «passer par-dessus». Il tente de convaincre son jeune frère d’entreprendre des études au Collège d’Alfred afin qu’il puisse mieux «apprendre son métier d’agriculteur». Ses études l’ont incité à comprendre «le pourquoi de ce qu’il fait» et en conséquence lui permettent de mieux s’adapter aux changements.

Il en est de même pour Mathieu Coursol, étudiant de 1ère année en Technique agricole (Mont Laurier, Qc). Par l’acquisition du vocabulaire en agriculture, il se sent plus en mesure de comprendre l’information qui se renouvelle sans cesse.

D’ailleurs, Mathieu, planifie poursuivre ses études plus loin. Par le biais de l’Université de Guelph, il bénéficie d’un lien privilégié avec l’Université Laval, où il a l’intention de continuer en agriculture. En plus de se faire des amis rapidement dans sa petite famille collégiale, il dit profiter pleinement de la diversité culturelle au sein même de cette institution.

Le Collège d’Alfred compte aussi parmi ses étudiants de vaillants citadins qui veulent découvrir l’agriculture et changer le cours de leur vie. Parmi ceux-ci, Karine Lapalme, étudiante en Agriculture et développement international, (Montréal, Qc). Impressionnée par le campus du collège, elle l’a choisi avant tout puisqu’il était petit et que «ça bougeait au Collège! »

Karine a choisi de ne pas vivre en résidence, toutefois, elle s’implique activement dans la vie étudiante. Les étudiants participent à la vie étudiante de maintes façon : dans les comités tels que le Conseil étudiant, les comités de loisirs, l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) ou encore des Services aux étudiants qui leur permet d’avoir leur mot à dire dans les décisions qui sont prises au sujet de leur vie étudiante.
Karine déploie beaucoup d’énergie dans le comité de l’EUMC, dont elle est la présidente actuelle. Le comité local du Collège d’Alfred se distingue par ses initiatives. Parmi celles-ci le parrainage d’étudiants réfugiés, la première étant Madzooka Kokolo, (du Congo Brazaville) étudiante de 2e année en Technique de diététique. Madzooka est arrivée au Canada en août 2000.

Grâce à l’appui apporté par le comité de l’EUMC, la communauté et ses pairs, elle a eu «moins à batailler que ce qu’elle s’attendait». Elle se rend compte que «l’Amérique est moins individualiste qu’elle le croyait». Madzooka s’intègre bien et travaille comme conseillère d’étage en résidence. Ce poste rémunéré offert à deux étudiants assure une vie communautaire harmonieuse. Pour Madzooka l’appui du collège lui a permis de redémarrer sa vie. La vie collégiale en retour bénéficie d’une grande richesse interculturelle.

De plus, l’animatrice en résidence, Renée Gingras, organise des activités pour agrémenter la vie étudiante. Renée, diplômée elle-même du Collège, est convaincue que «tout le monde doit vivre ça». L’expérience est d’autant plus enrichissante puisque tout se fait à petite échelle et Renée vise à faire vivre au maximum cette expérience aux étudiants. Elle atteint son objectif en mettant sur pied un programme d’activités sportives, des sorties et bien entendu des pubs, là où plusieurs discussions tournent autour des fermes de l’un et de l’autre, «comparant et découvrant les similarités de nos fermes en prenant une bonne bière» me révèle Yan, tout en riant.

De toutes les activités de vie étudiante organisées, ce sont de loin les jeux d’hiver inter-collégiaux (Guelph, Ridgetown, Kempville et Alfred) qui l’emportent en popularité. Lors des jeux de cette année, qui avaient lieu à Ridgetown, Karine a eu «un gros sentiment d’appartenance comme francophone». Pour Mathieu, les jeux lui ont permis d’échanger avec d’autres étudiants dans le milieu agricole. Sans prendre parti pris, j’ai pu témoigner de cette belle vivacité de nos étudiants qui ont remporté haut la main le trophée John Deere décerné pour le meilleur esprit d’équipe.
Chaque étudiant apporte son grain de sel à la vie étudiante. D’être témoin tous les jours de leurs accolades, de leur tours taquins, de leur erreurs de parcours, de leur découragement parfois mais surtout de leur joie de vivre pleinement, de leurs grands rêves et de leur ouverture d’esprit, me permet d’apprécier la juste valeur d’un ?petit? collège. Tous les étudiants qui ont bien voulu partager leur expérience m’en ont tous vanté les mérites. «Tout le monde a une place», de dire Mathieu. Si vous doutez que le Collège d’Alfred de l’Université de Guelph puisse offrir une vie étudiante vraiment unique, venez y faire un tour?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *