Volume 27 Numéro 03 Le 16 septembre 2009

Bientôt un autre biodigesteur dans l’Est ontarien

Par André Dumont, collaboration spéciale


Bases de la future usine de biodigestion de la Ferme Henrard à Curran: Cinq fosses isolées de béton ont été coulées, dont celle derrière qui servira de digesteur. Plusieurs tuyaux ont déjà été installés. Photo Agricom.

Le producteur de grandes cultures et de pommes de terre Philippe Henrard a débuté la construction d’un biodigesteur sur sa ferme à Curran, dans l’Est ontarien.

Cinq fosses de béton ont été coulées, dont celle qui servira de digesteur. Certains tuyaux ont déjà été installés.

Selon Philippe Henrard, il faut environ un an pour construire un digesteur. Le sien devrait être complété au printemps prochain.

Les plans originaux prévoyaient l’utilisation de purin de porc d’une ferme voisine comme principale source d’énergie. Philippe Henrard prévoit maintenant utiliser une combinaison de déchets de restaurant, de fruits et légumes déclassés en provenance de la région de Toronto et de pommes de terre rejetées de sa propre ferme.

Le purin de porc est réputé produire moins de méthane que les autres fumiers d’animaux de ferme. Philippe Henrard prévoit quand même effectuer des tests, pour se servir du purin de porc comme base au mélange de déchets alimentaires qu’il prévoit recevoir.

Les tests révéleront s’il est pertinent d’utiliser le purin de porc. En fonction du volume nécessaire, on décidera de le faire transporter par camion ou de construire un tuyau entre la ferme des Henrard et la porcherie voisine.

Deux fosses serviront à la réception et au stockage des matières premières. La troisième servira à l’hydrolyse, l’étape préalable à la digestion, qui se fera dans la quatrième fosse. La cinquième servira au stockage des matériaux digérés.

« Le principe ressemble à l’estomac d’une vache et ses quatre sections », illustre Philippe Henrard.

L’idée d’ajouter une usine d’éthanol-maïs pour rendre la ferme entièrement autonome en matière d’énergie est écartée pour l’instant.

Le concept envisagé aurait offert un très bon rendement énergétique, soutient Philippe Henrard, mais depuis trois ans, le prix obtenu pour le maïs a beaucoup augmenté. Si on ajoute le fait que le prix du pétrole ? et par ricochet, celui de l’éthanol ? a baissé, la production d’éthanol-maïs est beaucoup moins attrayante.

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