Le 15 octobre 2003

Bilan de la huitième édition d’Agri-Tour: L’union fait la force!

Par Chantal Quirion


La collection d’oiseaux exotiques de Marcel Forgues est très impressionnante. Naturellement, une grande variété de faisans s’y retrouve et bien que la plupart soient superbes, le faisan de l’Himalaya avec ses reflets irisés force l’admiration. Photo C.Qui

Année après année, depuis huit ans déjà, des entreprises rurales pour la plupart agricoles mais non-traditionnelles, se regroupent pour se faire connaître du grand public à l’occasion des fins de semaine Agri-Tour. L’impact médiatique qui en résulte, bénéficie à chacun. En proposant un circuit, l’on invite les gens à consacrer au moins une journée pour les visites. Ce faisant, la clientèle récidive souvent pour le week-end suivant, quand ce n’est pas pour l’année suivante. L’événement Agri-Tour de cette année a été un beau succès et les partenaires travaillent déjà à la prochaine édition.

Dans l’ensemble, Agri-Tour a attiré sensiblement le même nombre de visiteurs que l’an dernier. Dans certains cas, un peu plus et dans d’autres moins, comme à la Ferme de Faisans MMF qui était peut-être l’établissement dont le prix d’entrée était le plus élevé. Néanmoins, pour Marcel Forgues, le propriétaire, cela est plutôt positif puisque cela lui a permis de consacrer plus de temps aux visiteurs. L’expérience acquise au cours des années, l’a amené à cibler sa clientèle et à atteindre un meilleur équilibre entre le taux de fréquentation et la rentabilité. Fait qui semble généralisé.

Pour la première fois, certains établissements exigeaient un coût d’admission minime qui s’est traduit chez eux, par une légère baisse de la fréquentation, compensée par l’apport d’une clientèle plus aisée. Ils semblent plus satisfaits et au-delà de l’aspect pécunier, ils ont davantage apprécié l’expérience qu’ils ont qualifiée de plus relaxe. Pour tous, un fait est certain, Agri-Tour génère une clientèle qui ne se serait pas déplacée sans la tenue de l’événement.

Lien commun

Que ce soit une ferme d’élevage, un verger ou un vignoble, un lien unit chacun des établissements participants: ils sont tous nés d’une passion. Ce n’est probablement pas étranger au succès de l’événement puisque l’enthousiasme des propriétaires est très communicatif. Il suffit de leur parler de leurs produits ou de leurs projets pour voir instantanément la lumière briller dans leurs yeux.

« C’est un peu comme mon bébé », dira Carole Doran, coordonnatrice d’Agri-Tour en 2003, en parlant de ce qui, à l’origine, était supposé être un paisible projet de retraite. Aujourd’hui, entraînée par ce coup de c’ur, elle investit son temps sans compter, comme tous ceux d’ailleurs qui figurent dans Agri-Tour. Ce sont tous des gens qui se sont découvert des passions et qui les ont développées pour nous les faire partager telles qu’elles sont aujourd’hui.

L’importance de la promotion

Cette année, outre les inconditionnels qui ne se lassent jamais, la plupart des établissements disent avoir reçu beaucoup de nouveaux visiteurs qui fréquentaient le circuit pour la première fois. Avec les registres, l’on a pu observer que plusieurs d’entre eux habitent la région de Hull et de Gatineau, fait qui semble étroitement lié avec les encarts publicitaires qui pour la première fois étaient insérés dans le journal Le Droit. La promotion faite à la radio sur les ondes de CIMF, aura aussi permis de rejoindre un plus grand bassin de population, en plus d’une bannière placée dans le Citizen.

De plus, les établissements qui se sont joints à Agri-Tour pour 2003, ont joui d’une importante couverture médiatique de la part de la presse locale. « L’attention que les médias ont donnée aux nouveaux participants a beaucoup contribué au succès d’Agri-Tour », estime Suzanne Lavoie, de la ferme Mariposa. L’apport de nouveaux sites sur le circuit permet de conserver l’intérêt de la clientèle qui revient depuis le début.

Toujours innover

Non satisfaits d’offrir au public une occasion de faire une incursion dans le monde agricole, jumelée au plaisir de découvrir des lieux champêtres aussi agréables les uns que les autres, les organisateurs cherchent sans cesse à améliorer la formule.
L’intégration graduelle d’un volet artistique contribue au renouvellement d’Agri-Tour. Près de la moitié des établissements participants pour 2003, ont invité des artistes et artisans locaux à se joindre à l’événement.

Financement

Bien que les établissements participants financent en partie l’événement, la logistique d’Agri-Tour ne pourrait être défrayée sans le concours de partenaires tels que le Collège d’Alfred de l’Université de Guelph, l’Union des cultivateurs franco-ontariens, les Comtés unis de Prescott et Russel et du journal Agricom. À ce titre, l’on se doit de souligner l’excellent travail de Louise Bissonnette dont les services offerts par les Comtés unis, ont été indispensables.

Exceptionnellement, Agri-Tour a bénéficié cette année d’un octroi du gouvernement provincial par le biais du ministère des Loisirs et du Tourisme qui a permis aux organisateurs d’investir un plus gros montant dans l’enveloppe budgétaire du plan de promotion. Vu les retombées indirectes qui sont générées par l’événement ainsi que la contribution directe au développement touristique dans l’Est ontarien principalement, les organisateurs souhaiteraient obtenir l’assurance à long terme d’un soutien des instances municipales et gouvernementales de sorte à ne pas remettre en question chaque année, la tenue de l’événement.

Longue vie à Agri-Tour!

Comme le dit si bien Suzanne Lavoie: « Longue vie à Agri-Tour! D’ailleurs, tout semble indiquer qu’il y aura bien une neuvième édition et que tous les participants de 2003 s’y retrouveront. Ceux qui n’ont pas eu la chance de visiter tous les sites cette année, pourront se reprendre en 2004.
Certains pensent déjà aux modifications qu’ils apporteront, comme Jacques Séguin du Ranch les Beaux Bisons: « Cette année, je n’arrivais pas à tout dire en quarante-cinq minutes et je courais tout le temps. L’an prochain, les excursions seront d’une durée d’au moins une heure et demie », précise monsieur Séguin. De façon générale, tous les établissements participants, pas nécessairement pour les même raisons, apprécient leur participation à l’événement. Quant à la formule, elle change et est adaptée aux réalités qui se vivent d’année en année. Au dire de Carole Doran, la possibilité d’étendre la période de l’événement n’est pas exclue.

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