Volume 34 Numéro 19 Le 09 juin 2017

Bœuf dans le Nord, les éleveurs qui réussissent sont mis à contribution


Une enquête interprovinciale sur la production bovine de veaux d’embouche est en cours dans le Nord du Québec et de l'Ontario. Crédit photo: Marc Dumont

Marc Dumont

Par Marc Dumont
Correspondant – Nord de l'Ontario
info@journalagricom.ca


Quels sont les indicateurs-clefs de performance pour les fermes bovines situées dans le Nord de l’Ontario et du Québec? Voilà le sujet de l’enquête interprovinciale sur la production bovine de veaux d’embouche annoncée le 12 mai dernier par Jeff Leal, le ministre ontarien de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires Rurales. L’étude vise à identifier ce qui est nécessaire pour démarrer et gérer avec succès une opération d’élevage de bœuf dans le Nord  en étudiant 300 fermes d’élevage de bétail déjà établies.  Les conclusions aideront aussi le gouvernement en lui apportant des informations pour soutenir le développement du secteur de l’élevage de bétail dans le Nord.

Au moyen d’un sondage adressé à 150 producteurs en Ontario et 150 au Québec, il sera possible d’identifier les facteurs qui sont responsables du succès de ceux et celles qui s’adonnent déjà à la production de veaux d’embouche. En plus de mieux comprendre et d’analyser les facteurs liés à la productivité, l’enquête se penchera sur les facteurs liés à la durabilité de ces fermes.  Cette occasion d’écouter les producteurs de bœuf permettra d’identifier les pratiques à succès et de mettre en lumière les innovations technologiques.

Le sondage établit d’abord le profil de l’exploitant : son âge, son expérience, sa scolarité… puis,  suivent 11 catégories de questions sur l’inventaire du troupeau, les infrastructures et leurs caractéristiques ainsi que les surfaces exploitées. Il  est aussi question de régie du troupeau : les différentes pratiques pour la saillie, le poids à la vente, le taux de mortalité et la prévention des maladies. Sont aussi posées des questions reliées à l’alimentation et la gestion des champs, les pratiques de rotation des pâturages et la valeur nutritive des aliments. Dans les autres sujets sondés, on retrouve l’utilisation de la technologie, le recours aux programmes gouvernementaux, la gestion financière, la commercialisation des animaux et les ressources humaines. Enfin, il y a l’occasion pour les producteurs de s’exprimer sur leurs principaux obstacles comme la relève ou les problèmes de main d’œuvre.  Le sondage offre aussi l’occasion d’identifier les facteurs qui ont contribué au succès de la ferme comme la famille, les voisins, l’accès à des experts-conseils, le soutient de l’état, la formation et la proximité des marchés, notamment.

Le sondage est entre les mains des producteurs de bœuf identifiés depuis plus d’un mois et la firme d’experts-conseils North Haven Solutions a commencé à rencontrer une quinzaine de producteurs ontariens pour faire une analyse plus approfondie de la productivité du  troupeau et de la rentabilité de l’entreprise. Le même travail sera effectué au Québec.  Le rapport, qui doit sortir en février 2018, permettra de déterminer un modèle d’entreprise durable.

 « Il est grand temps de commencer à écouter les producteurs de bœuf du Nord de l’Ontario.  Ils connaissent leur industrie et ils vous diront les raisons de leur succès », a commenté le député provincial de Témiskaming-Cochrane et critique en agriculture pour les néo-démocrates, John Vanthof , en parlant de cette initiative.

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