Volume 25 Numéro 19 Le 4 juin 2008

Boursière du Journal Agricom ? Une boute-en-train amoureuse des animaux

Par André Dumont, collaborateur régulier


Maryse Fortier s’est méritée la Bourse Agricom pour la qualité de rédaction dans ses travaux au Campus d’Alfred.

On l’a vue à la plage de New Liskeard et dans les fêtes de l’EUMC à Alfred. Il paraît qu’elle a même participé à des « combats dans la bouette » avec d’autres étudiantes en Technique de soins vétérinaires !

Maryse Fortier n’est pas qu’une boute-en-train. Sa bonne humeur lui sert aussi auprès des animaux et c’est avec brio qu’elle a complété ses études en soins vétérinaires. Lors de la graduation du 24 mai dernier, on lui a attribué la Bourse Agricom pour la qualité de rédaction dans ses travaux écrits.

Née à Saint-Stanislas-de-Kostka (Qué.), non loin de Valleyfield, Maryse Fortier a grandi entourée des animaux de la ferme laitière familiale. « Je soignais les vaches avec un chat sur les épaules », dit-elle.

Elle dit aimer les animaux, petits et gros. C’est pour cela qu’elle s’est inscrite au programme de Technique de soins vétérinaires offert conjointement par le Collège Boréal et le Campus d’Alfred de l’Université de Guelph. La possibilité de compléter ce programme en un an et demi, ainsi que la proximité du Campus d’Alfred, lui aident à faire son choix.

La vie à Alfred lui plaît. « C’est une petite communauté où tout le monde se connaît. Il y a un côté familial. C’est un bon climat pour l’apprentissage. »

Les séjours à New Liskeard ont contribué à rehausser l’expérience, malgré l’éloignement et le petit côté anglophone plus marqué qu’à Alfred.

Maryse Fortier dit avoir particulièrement apprécié les nombreuses sorties éducatives, donc celles au Zoo de Papanack, sur une ferme d’autruches et dans un centre de dressage de chiens policiers.

Sur le marché du travail depuis décembre 2007, Maryse Fortier travaille aujourd’hui pour une entreprise pharmaceutique établie à Senneville qui utilise des animaux pour tester des médicaments.
Singes, hamsters, rats, chiens, souris, furets, porcs et cochons d’Inde font maintenant partie de son quotidien, pour son plus grand bonheur.

Son travail consiste à examiner les animaux qui semblent avoir mal réagi à un médicament, pour faire rapport au vétérinaire. « Je suis les yeux du vétérinaire. »

Travailler avec une variété d’animaux et pouvoir constater l’amélioration de leur santé à la suite d’un traitement, lui apporte beaucoup de satisfaction. « Mon travail n’est jamais pareil », dit-elle.

De travailler pour une entreprise qui teste des médicaments sur des animaux ne lui pose aucun problème de conscience. « Il nous arrive de devoir euthanasier des animaux, dit-elle. Mais les médicaments que nous testons sauveront un jour des animaux et des humains. »

À 23 ans, Maryse Fortier s’apprête à quitter pour de bon le nid familial. En plus de son emploi, elle voudrait un jour fonder chez elle un refuge pour animaux blessés ou orphelins. Ses bons soins serviront alors à donner une seconde chance aux ratons laveurs, écureuils et autres petites bêtes qui voudront bien profiter de ses soins.

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