Technologie agricole

Bras de fer entre grains et abeilles


L'association Grains farmers of Ontario» (GFO) entame un processus légal envers le ministère de l’environnement de l'Ontario.


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Alors que la nouvelle réglementation qui prévoit une diminution de l’ordre de 80% de l’utilisation des néonicotinoïdes est sur le point d’entrée en vigueur,. les «Grains farmers of Ontario» (GFO) entament un processus légal envers le ministère de l’environnement et de l’action en matière de changement climatique Par voie de communiqué le président des GFO Mark Brock, a affirmé qu’il y avait beaucoup de sérieuses inquiétudes pour les agriculteurs et l’industrie des grains dans la nouvelle réglementation et qu’il était impératif que cette dernière soit revue par la Cour. GFO demande donc à la cour supérieure de l’Ontario de soumettre la réglementation au «test de l’absurde» afin de déterminer si cette dernière peut être réellement appliquée tel que rédigée. M. Brock a même qualifié la nouvelle réglementation de «complètement impraticable et qu’elle pose une sérieuse menace pour les producteurs».

Poursuivant dans la même veine, les GFO ont également demandé à ce que l’application de la nouvelle réglementation prévue pour le 1er juillet soit repoussée au 1er mai 2016 ou jusqu’à ce que les producteurs soient en mesure de se conformer aux nouvelles exigences.

De plus, devant la crainte et la possibilité de devoir recourir à des arrosages plus agressifs et possiblement plus nuisibles pour les pollinisateurs, GFO suggère à ses membres de signer des documents de décharge légale avec les apiculteurs qui souhaiteraient installer des ruches sur leur propriété.

De leur côté, le président du Ontario Beekeepers’ association (OBA), Tibor Szabo, affirme que la nouvelle règlementation protège les abeilles sauvages, les abeilles à miel et les apiculteurs qui continuent de subir des pertes inacceptables. « C’est difficile de comprendre pourquoi quelqu’un voudrait continuer de tuer des abeilles sans raison en utilisant des pesticides foliaires.»

Le OBA à même qualifier la tentative d’utiliser un processus légal par les GFO d’action «frivole». Selon l’OBA, il s’agit d’une tentative désespérée de ralentir le processus d’application de la loi, mais que le gouvernement semble décider à agir et que les changements sont supportés par la science et par l’opinion publique.

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