Volume 27 Numéro 15 Le 7 avril 2010

Budget de l’Ontario: patience et persévérance valent mieux que?


« Patience » et « persévérance » résument grosso modo la perspective budgétaire qu’avait à offrir la province de l’Ontario à long terme pour son secteur agricole, commente Bette Jean Crews, présidente de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario.

« Tel qu’attendu, il n’y a pas eu d’annonce de nouveau financement agricole dans le budget de la province, mais cela ne veut pas dire que nos efforts s’arrêtent là ».

« Cela signifie simplement que nous devons continuer à lutter pour des investissements prudents nécessaires pour relever notre économie rurale et préserver l’alimentation locale pour l’avenir de l’Ontario », ajoute Mme Crews.

La présidente note au passage qu’un fonds de prévoyance (contingency fund) de 2 milliards de dollars a été prévu par le ministre des Finances Duncan. Ce fonds est a été établi afin de donner de la flexibilité pour répondre à des défis futurs.

La présidente espère pouvoir trouver un moyen avec la collaboration de la nouvelle ministre de l’Agriculture, Carol Mitchell, de puiser dans ce fonds pour aider le secteur agricole en graves difficultés.

Quant au travail de lobby, tout est à continuer de plus belle: « Le ministre va continuer de se faire dire que l’agriculture ontarienne est au milieu de changements massifs, essayant de rester viable et durable ».

Même travail de lobby pour la continuation du fameux Programme de gestion des risques (Business Risk Management Program ? BRMP) : les ministres concernés doivent être convaincus de la nécessité et de la pertinence d’offrir ce programme de stabilisation des revenus des productions non-contingentées et qui est partiellement financé par les agriculteurs eux-mêmes.

Le ministre Duncan n’aurait pas complètement exclu l’agriculture de son budget, la citant comme « secteur clé », disant que la province a investi dans de tels secteurs depuis 2003.

Mme Crews rapporte qu’elle perçoit quand même un bon soutien de la part des ministres pour l’agriculture. En outre, le ministre Duncan aurait une « bonne compréhension » des investissements requis dans Agri-stabilité et le Programme de gestion des risques, pour « consolider et appuyer les affaires agricoles ».

Enfin, Mme Crews voit la légère augmentation de 150 millions de dollars du budget du ministère ontarien de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales comme un signe positif : « qui j’espère est la réflexion de dépenses accrues de programmes ».

Une autre occasion manquée
Du côté de la National Farmers Union de l’Ontario (NFU-O), le nouveau coordonnateur élu Sean McGivern dit que ce dernier budget « est encore une autre occasion manquée pour l’Ontario rural ».

« Les fermes de l’Ontario et le secteur alimentaire sont un des plus grands employeurs de la province, mais il n’a même pas été mentionné dans le budget, dit-il. Ce gouvernement a décidé de se concentrer ailleurs ».

Le NFU-O a interpellé le gouvernement provincial pour qu’il réexamine ses dépenses en agriculture et s’assurer que les agriculteurs en bénéficient.

« Mais, ce gouvernement continue à montrer qu’il n’a pas de plan ou de stratégie et qu’il ne sait pas ce qu’il essaie de réussir avec ses dépenses ».

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