Volume 28 Numéro 20 Le 15 juin 2011

Corinne Blanchet, 20 ans. Mon domaine : l’agriculture. Mon but : l’aventure!


Corine Blanchet, une jeune diplômée de l'Univeristé de Guelph-Campus d'Alfred

Par Corinne Blanchet, collaboration spéciale


Suite à une pause de deux années dans mon cheminement scolaire, j’ai décidé de retourner sur les bancs d’école en 2009. Sans vraiment connaître l’agriculture, je me suis inscrite à l’Université de Guelph-Campus d’Alfred en Technologie agricole. Quelques motivations justifiaient mon choix : mon amour pour les animaux, mon ignorance (et ma volonté d’apprendre) sur la provenance de tous les aliments que je consommais et ma passion pour les voyages.

Mes deux années au collège m’ont permis de voyager à l’international tout en partageant mes compétences agricoles. J’ai eu la chance de faire un séjour humanitaire au Guatemala dans un orphelinat. J’ai aussi réalisé un projet scolaire sur la République Démocratique du Congo, pays que j’ai également eu la chance de visiter.

Mes voyages m’ont permis de réaliser que l’agriculture était la base de la survie de toute population, quelle qu’elle soit. Le métier d’agriculteur(trice) est très reconnu dans les pays du Sud, car ce sont les gens qui travaillent la terre qui font vivre la population. Or, dans notre société, les agriculteurs et les agricultrices sont oubliés. Nous n’avons presqu’aucune limite quant aux aliments que nous pouvons consommer, mais pensons-nous aux gens qui les cultivent?

Nouvelle aventure

En combinant mes passions, j’ai récemment décroché mon emploi de rêve : un stage de 5 mois et demi au Honduras. Je travaillerai avec SUCO (solidarité, union, coopération), une organisation basée à Montréal, dans le cadre du programme de stages internationaux pour les jeunes, financé par l’Agence canadienne de développement international (ACDI). Date prévue du départ : le 13 juin 2011.

Les quatre autres stagiaires et moi aurons tous des mandats différents, le mien étant celui de spécialiste en agriculture. Je suis consciente qu’il s’agit d’un mandat très vague, mais il y a une bonne explication à tout cela. Lors de séjours coopératifs à l’étranger, plutôt que d’imposer des projets aux populations, nous devons identifier les besoins des personnes concernées de façon participative. C’est donc lorsque je serai sur le terrain que mon partenaire hondurien et moi pourrons préciser les objectifs et les résultats à atteindre dans le cadre de mon intervention.

J’avoue être intimidée à l’idée d’aller travailler avec les habitants du Honduras : la population hondurienne pratique l’agriculture depuis des centaines d’années. Les méthodes sont transmises d’une génération à l’autre et s’améliorent au fil des ans. Je pense cependant que le jumelage entre mes connaissances acquises à l’université et leurs méthodes traditionnelles sera un gage de réussite.

Honduras

Le Honduras, dont la capitale est Tegucigalpa, est un pays d’Amérique Centrale. Je séjournerai dans la ville de Choluteca, située dans le sud, à 2 heures de route de l’Océan Pacifique. Le Honduras touche aussi la côte des Caraïbes et, si le temps me le permet, je pourrai avec un peu de chance aller explorer les récifs de corail.

J’ai l’honneur de pouvoir partager mon aventure avec les lecteurs et les lectrices d’Agricom. Je rédigerai un article par mois pour partager avec vous les péripéties de mon séjour au Honduras. J’espère sincèrement pouvoir vous faire vivre une aventure à travers mes histoires.

On se donne rendez-vous dans un mois !  

Corine

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