Volume 30 Numéro 18 Le 24 mai 2013

Cultiver le quinoa en Ontario ?

Par Agricom


Le jour où les agriculteurs ontariens seront capables de cultiver le quinoa et l’amarante n’est peut-être pas si loin, selon ce qu’on peut comprendre d’une étude réalisée par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Des chercheurs de Guelph étudient s’il est possible d’introduire ces végétaux d’Amérique du Sud en Ontario.

Au cours des dernières années, le quinoa et l’amarante, des produits alimentaires sud-américains d’origine végétale, sont devenus populaires en Amérique du Nord puisqu’ils sont sans gluten et procurent des avantages nutritionnels.

« La culture du quinoa et de l’amarante en Ontario permettrait aux producteurs agricoles de la région de cultiver de nouveaux produits lucratifs et aux consommateurs d’acheter un produit santé local », affirme le Dr Rong Cao, chercheur du Centre de recherches sur les aliments de Guelph d’AAC.

Ces recherches sont effectuées dans le cadre d’un projet dirigé par l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes de l’Ontario (AASRO) en vue de déterminer comment adapter diverses variétés de quinoa et d’amarante au climat, aux sols et à l’environnement de l’Ontario.

« Mon rôle consiste à évaluer les effets de l’environnement et de la génétique sur la valeur nutritionnelle », ajoute le Dr Cao.

Valeurs nutritives
Le quinoa est l’une des rares céréales ayant un profil complet en acides aminés essentiels (les acides aminés sont les éléments constitutifs des protéines) et il offre de nombreux avantages au plan nutritif.

Les recherches initiales du Dr Cao sur l’amarante portaient principalement sur la valeur nutritive des feuilles, qui sont utilisées comme un légume dans de nombreuses cultures. Après avoir analysé les feuilles vertes et pourpres, il a déterminé que les feuilles d’amarante fortement pigmentées sont plus riches en antioxydants que les feuilles vertes. Des résultats similaires ont été obtenus avec les feuilles de quinoa.

Le Dr Cao examine les propriétés antioxydantes du quinoa et de l’amarante.

Le Dr Cao et un étudiant diplômé continueront leurs recherches sur ces deux plantes au cours des deux prochaines années. Le Dr Cao souhaite mieux comprendre les composés phytochimiques de ces végétaux et examinera les biomarqueurs et les propriétés anti-inflammatoires de divers produits alimentaires.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a proclamé officiellement 2013 « Année internationale du quinoa ».

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