Le 7 mai 2003

Discours du Trône en Ontario: L’UCFO réagit favorablement!

Par Étienne Alary


Alain Delorme, directeur général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens. Photo d’archives Agricom.

La quatrième session de la 37e Législature de l’Ontario s’est mise en branle, le 30 avril dernier à Queen’s Park, par la présentation du discours du Trône. Ce discours a été prononcé par le lieutement-gouverneur de l’Ontario, l’honorable James K. Bartleman.

Dans ce discours, le Premier ministre de l’Ontario, Ernie Eves, a souligné que la vigueur de l’économie ontarienne passait par des investissements dans les soins de santé et l’éducation.

En ce qui a trait au secteur agricole, rien de vraiment nouveau n’a été annoncé. Le Premier ministre a repris des engagements dans trois dossiers: la Loi sur la gestion des éléments nutritifs, les programmes de protection du revenu et la Loi sur les relations de travail en agriculture.

Au niveau de la Loi 81 (gestion des éléments nutritifs), le Premier ministre rappelle que les agriculteurs ne seront pas laissés à eux-mêmes. « Votre gouvernement poursuivra sa collaboration avec les exploitants agricoles et leur fournira l’aide financière nécessaire pour mettre en oeuvre une stratégie de gestion des éléments nutritifs qui protégera notre environnement et préservera la vitalité de nos exploitations agricoles », a-t-il déclaré.

En ce qui a trait aux programmes de gestion des risques destinés au secteur agricole, Ernie Eves, invite le fédéral à travailler de concert avec la province. « Pour protéger les exploitants agricoles contre des circonstances telles que les périodes de sécheresse ou les fluctuations des marchés, votre gouvernement entend assurer la stabilité du secteur agricole de l’Ontario », indique M. Eves. « Il souhaite collaborer avec le gouvernement fédéral pour trouver des solutions, mais il sera toujours là pour aider nos exploitants agricoles », ajoute-t-il.

Finalement, le Premier ministre Eves est revenu sur la Loi 187, loi qui devrait garantir le droit d’association des travailleurs agricoles et qui attend encore la sanction royale. « Soucieux de protéger les exploitations agricoles familiales et les droits des travailleuses et travailleurs agricoles de l’Ontario, votre gouvernement met en oeuvre des mesures législatives pour que notre remarquable secteur agricole soit à l’abri des interruptions de travail », mentionne Ernie Eves.

Ruralité au premier plan

Dans ce discours du Trône, le Premier ministre de l’Ontario a reconnu qu’il fallait apporter une attention particulière à la ruralité. « Les défis à relever en milieu rural diffèrent de ceux qui se présentent dans nos villes. C’est pourquoi, dans les semaines à venir, votre gouvernement dévoilera une stratégie rurale complète, visant à répondre aux préoccupations exprimées par les membres des collectivités rurales », explique M. Eves.
Ce dernier ajoute que le gouvernement de l’Ontario « entend revitaliser l’économie rurale, préserver les services ainsi que le mode de vie auquel on tient tant dans les campagnes ontariennes ».

Réactions à ce discours

Pour l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), ce discours du Trône a été bien reçu, même s’il n’annonce rien de nouveau. « Dans ce discours, l’accent a été mis sur le fait que l’Ontario profitait d’une économique vigoureuse. Je trouve déplorable qu’aucune mention n’a été faite relativement à la contribution de l’agriculture et de l’agroalimentaire à l’économie ontarienne », a déclaré le directeur général de l’UCFO, Alain Delorme.

M. Delorme croit que le discours du Trône aurait dû rappeler aux contribuables que le secteur agricole de l’Ontario employait 600 000 personnes et que les retombées économiques dépassaient les 22 milliards de dollars, tel que le présente la Fédération de l’agriculture de l’Ontario.

De tout ce qui est écrit dans ce discours, il y a deux éléments que l’Union retient. Le premier touche la Loi sur la gestion des éléments nutritifs. « Depuis un an, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario affirme que la mise en place de la loi 81 ne se fera pas sans une contribution financière du gouvernement mais c’est la première fois que le Premier ministre prend un engagement dans cette direction », souligne Alain Delorme.

Selon le président de l’Union de cultivateurs, Pierre Bercier, « il est à espérer que les agriculteurs ontariens n’auront pas attendre trop longtemps pour connaître les modalités de ?cette aide financière? nécessaire que promet M. Eves. Le secteur agricole attend toujours de savoir combien, quand et quelle forme prendra cette contribution », énonce Pierre Bercier.

L’Union, qui a participé au processus de consultations sur le discours du Trône, s’est dite encouragée de voir que le gouvernement ontarien portera une attention particulière au milieu rural. « Nous sommes contents de voir que le gouvernement veut appuyer le développement du secteur rural puisque c’est un dossier qui préoccupe l’Union des cultivateurs franco-ontariens », avance Pierre Bercier.

De son côté, Alain Delorme a bien hâte de voir la ?stratégie rurale complète? que promet le Premier ministre de l’Ontario. « Cette stratégie viendra donner du poids aux initiatives déjà en place dans les communautés rurales », croit-il.
Ce dernier souhaite que les futurs programmes permettent le développement des régions rurales ontariennes. « Le cheminement que prendra la stratégie reste à voir, mais nous ne pouvons qu’être optimistes à cet égard », soutient Alain Delorme.

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