Le 17 septembre 2003

FranCoeur II: Une autre saison palpitante en perspective

Par Chantal Quirion


Karen Racicot interprétera Bérangère Laliberté, une nouvelle venue dans FranCoeur II. Photo C.Quirion.

Très attendue, la suite de la télésérie FranCoeur, prendra les ondes de TFO en février 2004. Le 9 septembre dernier marquait la fin du tournage des épisodes 13 à 24. Pour l’occasion, l’équipe de Productions R. Charbonneau inc conviait la presse sur l’un des lieux de tournage, soit la ferme de Don St-Laurent à St-Eugène, déjà connue comme la résidence de la famille Létourneau dans FranCoeur I.

Ils ont à peine terminé que tous sans exception, auteurs, scénaristes, comédiens, réalisateurs et producteurs, projettent déjà FranCoeur III. «La transmission de l’appréciation du public auprès des diffuseurs sera d’une importance capitale pour la réalisation d’une troisième série », souligne Robert Charbonneau, producteur exécutif de FranCoeur, rappelant à quel point le public a intercédé pour la réalisation de FranCoeur II.

Haute en couleurs et pleine de rebondissements, c’est ce que nous promet la prochaine saison. « L’intrigue est toujours tissée suffisamment serrée pour que l’on ne puisse en deviner la suite », de dire Guy Migneault qui salue le génie de Guy Boutin de qui il admire le talent de scénariste. Pour lui qui incarne Bernard Franc’ur, le père dans la télésérie, ainsi que pour Louise Nolan, son épouse Monique Franc’ur, ce tournage est un véritable cadeau. « Cela nous rend plus humble », constate Louise Nolan pour qui cette série constitue un rapprochement avec l’essentiel: la terre.

De plus, comme l’équipe en est à sa deuxième expérience, le climat est plus détendu, tout le monde profite davantage de ce lieu de paix. « L’on oublie souvent le rôle essentiel de l’agriculteur, à quel point on devrait lui dire merci », renchérit Bernard Migneault qui dit avoir trouvé l’expérience très enrichissante en plus d’avoir permis de créer des liens avec les propriétaires. « D’aller s’installer dans le lit de quelqu’un pour tourner une scène, forcément ça crée des liens », nous confient les deux comédiens qui disent avoir des regrets de quitter ce havre de paix auquel ils se sont attachés.

D’autre part, ils nous disent que les propriétaires et leurs familles craignent de s’ennuyer après une telle expérience. Cette symbiose propriétaires-acteurs a été rendue possible grâce à un long processus de repérage pour lequel Charles Arcand a arpenté la région afin de trouver les lieux les plus propices au tournage de FranCoeur. Outre l’aspect physique des sites, l’accueil très généreux des propriétaires Villeneuve pour la résidence des Franc’ur et des St-Laurent pour la résidence des Létourneau aura été déterminant dans le choix comme il a permis aux acteurs de s’approprier ces lieux qui leur ont insufflé la nature de leur personnage.

Au cours de la prochaine saison, les téléspectateurs feront la connaissance de nouveaux venus, dont Bérangère Laliberté, rôle interprété par Karen Racicot. Au risque de dévoiler l’intrigue, la comédienne qui habite Toronto et qui a fait de nombreux allers-retours pour les tournages, ne peut nous dévoiler la place qu’elle occupera dans la prochaine série mais avoue avoir eu beaucoup de plaisir à jouer ce personnage extravagant et généreux. « C’est l’un des plus beaux rôles que j’ai eu. Très colorée, touchante et excentrique, Bérangère est un peu comme ma tante de Floride. Elle veut que tout le monde s’aime, elle veut le bonheur de tout le monde », confie la comédienne. « J’espère juste lui rendre justice »dit-elle en parlant de Bérangère. « J’ai hâte de voir comment les gens vont réagir ».
Karen Racicot, qui a une grande expérience de tournage, dit avoir beaucoup appris du point de vue professionnel avec le metteur en scène et toute l’équipe dont le professionnalisme n’a d’égal que la perfection du produit. « Je lève mon chapeau à Robert Charbonneau et le remercie d’avoir pu prendre part à cette expérience », proclame Mme Racicot qui comme les autres comédiens semble avoir eu un réel plaisir à participer à ce tournage.
« Bien sûr, nous sommes fatigués », confie Charles Arcand qui s’occupe de maints aspects techniques de la réalisation. « Nous avons tous hâte de retourner chez nous, mais en même temps, nous sommes tristes parce que c’est une famille que nous quittons », avoue celui qui tout au long du tournage a été responsable d’initier les comédiens aux multiples facettes de la vie agricole et de voir à ce que les scènes soient du plus haut réalisme.

Avec FranCoeur c’est la richesse du monde rural qui est exploitée à travers tous les défis que cela peut comporter. « J’ai voulu montrer qu’il existe une autre réalité que la vie urbaine, et qu’elle est tout aussi intéressante », dit Robert Charbonneau. « De même qu’il existe des francophones à l’extérieur du Québec », précise le président des Productions R. Charbonneau pour qui n’est pas exclue l’idée de d’autres projets dans les Maritimes ou aux Îles de la Madeleine. Pour revenir à FranCoeur, il se dit fier d’avoir contribué à faire connaître la région de l’Est ontarien qu’il considère comme un trésor caché.

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