Le 7 juillet 2004

Il nous faudra tout un athlète pour remplacer Bob Speller!

Par Nadia Carrier*


Qui succèdera à Bob Speller?

Voilà! Les Canadiens ont élu un gouvernement libéral minoritaire et ni le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire sortant, M. Bob Speller ni son adjoint parlementaire, M. Georges Farhat n’ont été réélus. Il y aura donc un travail de taille à faire avec le nouveau ministre ainsi qu’avec les autres partis afin de s’assurer de leur bonne compréhension des dossiers ainsi que de leur appui à l’agriculture canadienne.

Le président de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), M. Pierre Bercier a même lancé que Paul Martin se devra de dénicher tout un athlète pour succéder à M. Bob Speller car les journées seront longues. « Il nous faudrait quelqu’un comme un Eugene Whelan ou encore un passionné d’agriculture qui puisse nous représenter efficacement, a affirmé M. Bercier. »

Toujours selon M. Bercier, le candidat nommé au poste de ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire devra s’attaquer dans les plus brefs délais à la crise du revenu, à la relève agricole et à la promotion de l’agriculture canadienne.

L’année 2003 a été tragique pour beaucoup d’agriculteurs au pays. En fait, c’est une diminution de 37% de la moyenne des revenus agricoles qu’ils ont subie l’an dernier. Le président de l’Union des cultivateurs franco-ontariens propose, entre autres, d’encourager la transformation contrôlée par les agriculteurs eux-mêmes afin de rétablir l’équilibre dans la chaîne alimentaire. Il suggère de favoriser le regroupement de producteurs au sein de coopératives pour opérer la transformation à grande échelle en permettant une meilleure capitalisation aux coopératives. Notamment, les sociétaires de coopératives devraient être en mesure d’obtenir un report d’impôt pour leurs ristournes, ce qui les inciterait à les réinvestir dans leur coopérative.

D’autre part, la transformation à la ferme devrait être encouragée par les politiciens: des programmes de développement régional devraient être mis sur pied afin de conserver les profits de la valeur ajoutée dans les régions, rappelle le président Bercier.

Incidemment, on s’inquiète à l’UCFO de savoir que la moyenne d’âge des agriculteurs ontariens est maintenant de 51 ans. Que se passera-t-il dans 10 ans si rien n’est pris en charge dès maintenant? Il faut stimuler les jeunes à la relève et mettre en place des incitatifs au transfert et à l’établissement.

« L’exemption de gain en capital de 500 000$ n’est plus d’actualité avec l’expansion des entreprises agricoles. Il faudrait l’élever à 1 million de dollars », a lancé Pierre Bercier. Certaines primes à l’établissement pourraient aussi encourager l’établissement mais aussi l’éducation et la formation des agriculteurs.

Enfin, une image réelle de l’agriculture doit être transmise aux consommateurs, que ce soit au niveau de l’environnement ou encore de la salubrité. « Je crois que notre gouvernement a un rôle important à jouer pour la transmission de nos modèles de production tant au pays qu’à l’étranger », a ajouté M. Bercier.

*Nadia Carrier est directrice générale de l’UCFO.

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