Volume 25 Numéro 18 Le 21 mai 2008

Il y aura du français dans les labours!

Par Marc Dumont, collaborateur régional au Journal Agricom


Il y aura bel et bien du français lors des jugements de concours de labour en Ontario. C’est ce que confirmait récemment le président du Concours de labour du Témiskaming, François Rivard.

La résolution est bel et bien passée à l’assemblée annuelle de l’Ontario Plowmen’s Association (association des laboureurs de l’Ontario). Les représentants du concours de Prescott-Russell ont également appuyé la résolution. Seul un vote s’y est opposé.

On s’est parlé

C’était la troisième fois que la résolution était présentée. On aurait pu se poser des questions! Mais selon François Rivard, c’est une question de malentendu. L’organisation locale du Concours de labour étant jeune : « On ne savait pas comment s’y prendre. Si on présente des noms, l’Association provinciale va les former. »

Toutefois, il n’y aura pas de juges bilingues prêts pour les concours de labour de 2008. En guise de formation, les apprentis-juges devront se rendre à un certain nombre de concours de labour avec des juges certifiés avant de l’être eux-mêmes.

Présentement, l’objectif serait qu’il y ait des juges certifiés et bilingues au Concours international de labour en septembre 2009 à Earlton.

Depuis ses débuts, le Concours de labour du Témiskaming a progressivement acquis ses lettres de noblesses auprès de l’Association des laboureurs.

C’est qu’à la présentation des documents sur l’organisation locale du concours et des bilans, il est devenu clair qu’au Témiskaming, il se tient un des cinq plus gros concours de labour de la province sur la cinquantaine qui s’organisent chaque année. L’événement dure trois jours et attire souvent une quinzaine de laboureurs de l’Ontario et du Québec.

Concours international de labour

Cette révélation pour l’Association provinciale a éveillé leur curiosité et à deux reprises, 3 à 4 personnes sont venues sur place. De là, Albert Gauthier, cultivateur à la retraite (si cela peut exister!) leur a fait visiter la région. Ainsi, de fil en aiguille, à force de se parler, il a été question de la tenue du Concours international de labour. Et on connaît la suite.

François Rivard parle avec satisfaction du déroulement des événements. Travailler avec l’Association des laboureurs présentait un certain défi. La constitution n’avait pas été revue depuis 30-40 ans. Personne n’aime s’aventurer sur ce terrain.

Si l’Association s’est parfois sentie poussée dans le dos parce que le Concours de labour du Témiskaming l’a fait travailler, aujourd’hui tous sont contents et apprécient le dynamisme des gens impliqués dans le concours de labour du Témiskaming.

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