Volume 27 Numéro 07 Le 18 novembre 2009

Inauguration des nouvelles installations à la Fromagerie St-Albert

Par Pierre-Alain Blais, rédacteur en chef


Yvan Wathier, maître-fromager, très fier de montrer les nouvelles installations de la Fromagerie coopérative de St-Albert. Ici, à la base de la tour, le fromage cheddar est découpé en bloc de 19,5 kg, sans être touché par la main humaine, ce qui assure en

C’était jour de réjouissance à la Fromagerie coopérative de St-Albert,dans l’Est de l’Ontario, vendredi dernier.

Et c’était un bon vendredi 13, ensoleillé et joyeux, où on accueillait la visite de la ministre de l’Agriculture de l’Ontario Leona Dombrowsky accompagnée du député de la circonscription, Jean-Marc Lalonde, ainsi que tout un aréopage de politiciens municipaux, de membres de coopératives, d’invités de marque et de médias régionaux.

La raison : l’inauguration des nouvelles installations de fabrication du fromage cheddar ultramoderne, plus performante, plus mécanisé et encore plus salubre? si c’est possible.

La troupe était conviée à visiter le nouveau bâtiment tout en acier, vinyl et béton rempli de machines et de tubulures en acier inox, le c’ur des nouvelles installations de fabrication du fromage cheddar « où à peu pas de mains humaines y touchent », confiait Yvan Wathier, le maître-fromager des lieux.

En vedette, deux tours de préfinition de 36 pieds de haut, à double tubage, où des pompes à vide et un bélier hydraulique compressent et égouttent le fromage encore tout frais pour la couper en blocs carrés de 19,5 kg l’emballer sous vide et l’acheminer vers l’emballage.

Et le tout presque entièrement automatisé. Seuls quelques opérateurs actionnent la guillotine qui coupe les blocs de fromage, une fois le sac de plastique mis en place pour le recevoir. Chacune des tours peut recevoir 750 kg de fromage prêt à la finition.

Il y aussi les trois immenses cuves à cheddar de chacune 17 000 litres de capacités, où le lait est véritablement transformé en fromage en suivant les recettes de M. Wathier. On y injecte la culture de présure pour faire cailler le lait, et où on chauffe et tranche et malaxe tout à la fois le caillé qui sera ensuite salé puis transféré vers les hautes tours de préfinition.

Quel contraste avec la fromagerie « semi-artisanale » où ces opérations étaient naguère faites presque toutes à la main !

Tous ces efforts et ces investissements n’ont qu’un seul but : améliorer encore plus la qualité et l’homogénéité des produits et réduire encore plus les risque de contamination, car moins de mains (gantées) y touchent.

Les investissements sont colossaux aussi, dépassant les millions de dollars pour ce projet d’agrandissement et de mécanisation.

Heureusement que la fromagerie a su aller chercher toute l’aide financière possible, avec une contribution de plus de 1,3 millions de dollars du Fonds de développement de l’Est de l’Ontario et de l’aide précieuse de Jean-Marc Lalonde pour l’obtenir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *