Volume 29 Numéro 05 Le 19 octobre 2011

L’industrie agroalimentaire s’unit pour être plus forte


80 personnes ont assisté au Symposium agroalimentaire du Nord de l'Ontario à Sudbury le 30 septembre avec l'intention de mettre sur pied une coopérative régionale d'alimentation. Photo : P Castonguay

Par Pascale Castonguay, collaboration spéciale Le Voyageur


Ce sont plus de 80 personnes qui se sont donné rendez-vous au Symposium agroalimentaire du Nord de l’Ontario à Sudbury le 30 septembre dernier avec l’intention de mettre sur pied une coopérative régionale d’alimentation.

 

Initiée par le Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO), cette idée a rassemblé bon nombre d’acteurs du domaine de l’alimentation lors de cette assemblée. Tom Reid, de Vinegar on the Rocks, Errol Caldwell, du Sault Ste. Marie Innovation Centre, David Thompson, de l’Institut NORDIK, Mike Millinkovick, du Réseau communautaire du Nord-Est, et Isabelle F. Legault de la ferme J’me champ bien, ont partagé leur vision sur la création de ce groupe dans le Nord de l’Ontario.

 

Ensuite, les participants se sont mis à la tâche et ont identifié quelques obstacles auxquels ils font présentement face. «Aujourd’hui, nous voulions vraiment faire réaliser que nous avons les mêmes problèmes et les mêmes obstacles, et ce, même s’il y a des différences. Il faut commencer à partager pour ensuite développer une vision commune pour finalement mettre sur pied un comité directeur», explique l’agent de développement – Région Nord du CCO, Christian Howald.

 

L’industrie agroalimentaire sous toutes ses formes, donc de la production à la consommation en passant par la transformation, était au cœur de ces discussions. «Le but est de passer à l’action. Il y a plein de merveilleux projets dans le Nord, mais nous sommes subdivisés. Donc, il y a vraiment une barrière en raison de la difficulté à atteindre une masse critique. Il y a un manque de communication en raison des distances et parce que nous ne nous connaissons pas», mentionne M. Howald. «C’est impossible pour un organisme naturel de vivre totalement indépendant des autres et c’est pourquoi nous favorisons l’engagement vers le milieu.»

 

L’objectif de ce symposium était entre autres de faire connaître la réalité des différentes régions, de stimuler les discussions, de recruter des partenaires et de développer une vision commune. «Le but ultime est que le Nord de l’Ontario soit dans un réseau. Moi, je parle de coopérative parce que c’est là-dedans que je travaille, mais c’est plutôt un réseau qui suit les principes coopératifs», affirme M. Howald. D’ailleurs, ce sont ces mêmes principes coopératifs qui font que cette coopérative d’alimentation initialement destinée aux Nord-Ontariens ne ferme pas la porte à la possibilité que des entreprises d’autres régions s’y joignent.

 

Bien que ce soit le CCO qui mène la barque pour le moment, le directeur général de l’organisme, Luc Morin, a tenu à préciser que «ce n’est pas un projet du CCO, mais bien un projet communautaire».

 

«Nous [CCO] prenons le leadership pour commencer ce projet, mais éventuellement le groupe sera une entité propre», poursuit M. Howald.

 

La prochaine étape de ce projet consiste à rédiger un rapport sur ce qui a été discuté aujourd’hui et de l’envoyer à tous les membres. C’est donc en s’engageant personnellement à agir à certains niveaux que les participants ont quitté ce symposium en fin d’après-midi. D’ailleurs, les intervenants ont été appelés à inscrire leur nom pour joindre l’un des comités qui seront nécessaires pour faire avancer ce dossier.

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