Volume 29 Numéro 18 Le 18 mai 2012

L’Ontario fait bande à porc


© Photo ILessard

Par Isabelle Lessard, journaliste
redaction@journalagricom.ca


Alors que le cheptel porcin a récemment connu une légère hausse (1,8%)  dans toutes les provinces canadiennes, en Ontario, son nombre est resté stable depuis un an. Selon les plus récents chiffres (1er avril 2012) publiés par Statistiques canada, les stocks de l’Ontario sont restés inchangés, soit 2,9 millions de têtes, ce qui lui permet de garder son statut de 2e plus important producteur de porcs au pays.

Cette stabilité s’explique principalement par la grande participation des producteurs de porcs au Programme de réforme des porcs reproducteurs (PRPR) mis en place en 2008. L’Ontario a été de loin la principale province participante avec près de 38 % des applications. Deux ans avant la mise en place de ce programme, on dénombrait en Ontario 4070 exploitations, alors que les dernières données du Recensement de 2011 nous indique que ce nombre a chuté de 1 514, pour s’établir à 2 556 exploitations.

De plus, le Recensement de l’agriculture de 2011 rapporte que depuis 2006, le nombre de porcs a diminué de 21,8 % dans cette province. Il s’agit selon les analystes de la plus forte baisse nationale

Le principal objectif du PRPR, dans lequel le gouvernement canadien avait investi 50 M$ pour sa mise en place,  était d’aider l’industrie porcine canadienne à demeurer concurrentielle en permettant aux producteurs de réduire la taille de leur exploitation. La conjoncture économique créée par la montée en flèche du dollar canadien et la hausse des prix des intrants, jumelés à la crainte suscitée par l’éclosion de la « grippe porcine » en 2009 n’a malheureusement pas été en faveur des producteurs. Plusieurs d’entre eux, partout au pays, ont été contraints de remettre les clés à leur institution financière ou tout simplement de vendre leurs actifs pour se tirer d’affaire.

La Colombie-Britannique et la Saskatchewan sont quant à eux connu une hausse fulgurante du nombre de têtes élevées entre le 1er avril 2011 et le 1er avril 2012, soit respectivement 13,9 et 13,8 %.

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