Le 5 mars 2003

L’UCFO lance officiellement deux nouveaux projets

Par Étienne Alary


Sur la photo, on peut reconnaître le Leader du gouvernement à la Chambre des communes, Don Boudria, le président du Conseil de l’adaptation agricole, Ken Beggood, ainsi que le président de l’UCFO, Pierre Bercier. Photo É.Alary.

L’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) a profité du passage à Alfred du Ministre d’État, Leader du gouvernement à la Chambre des communes et député fédéral de Glengarry, Prescott et Russell, Don Boudria, le 21 février dernier, pour procéder au lancement officiel de deux projets: la formation du Groupement de gestion agroenvironnementale de l’Ontario (GGAEO) et la création d’un Réseau de jeunes entrepreneurs en agroalimentaire (RJEA).

L’honorable Don Boudria a annoncé que le gouvernement fédéral, par l’entremise de Patrimoine canadien et du Conseil de l’adaptation agricole, injectait 120 000$ sur deux ans dans le GGAEO et 30 000$ sur un an pour le RJEA. « Ces contributions financières démontrent que le gouvernement du Canada reconnaît l’important rôle que joue l’industrie agricole dans les économies nationale et mondiale», indique M. Boudria en ajoutant que cette annonce était une occasion de célébrer le dévouement de l’UCFO dans le développement de la région et de la province.

« Je suis convaincu qu’avec la mise sur pied de tels projets, l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire est assuré dans Glengarry-Prescott-Russell », affirme M. Boudria.

Le Ministre d’État a aussi livré un message de la ministre de Patrimoine canadien, Sheila Copps: « Depuis ses origines, l’UCFO témoigne de la solidarité et de l’esprit d’initiative des agriculteurs francophones. Elle est ainsi devenue un foyer de la vie associative professionnelle en français dans la province. Les projets lancés aujourd’hui démontrent une fois de plus la contribution de l’UCFO à l’avancement des communautés de l’Ontario français dans des secteurs tels que l’agriculture, l’entreprenariat et l’environnement. À sa façon, l’UCFO bâtit une francophonie canadienne dynamique et créative. »

Pour le président du Conseil d’adaptation agricole (CAA), Bob Beggood, ces projets démontrent que l’UCFO est un membre prisé du CAA. « Le projet francophone de Réseau de jeunes entrepreneurs en agroalimentaire aidera à encourager les jeunes à demeurer dans les régions rurales et à fournir des opportunités et des ressources au développement d’entreprises », souligne M. Beggood.

Présent à la conférence de presse, le député provincial de Glengarry, Prescott et Russell, Jean-Marc Lalonde, confirme l’importance que joue l’UCFO dans sa circonscription. « L’UCFO a toujours joué un rôle de premier plan dans le développement franco-ontarien. L’agriculture est une industrie principale dans notre région et ces deux projets démontrent la vitalité des Franco-Ontariens en agriculture », souligne M. Lalonde.

Selon Pierre Bercier, président de l’UCFO, cet apport financier du gouvernement permettra à l’Union de poursuivre sa lancée. « Selon la Loi sur le financement stable, nous avons comme mandat de regrouper tous les agriculteurs et agricultrices francophones de partout en Ontario. Nous avons des membres dans le Nord, dans le Sud-Ouest et dans l’Est ontarien. Depuis 20 ans, l’UCFO a mis de nombreux projets en place, comme entre autres, le journal Agricom, les groupements de gestion et le Conseil communautaire du Collège d’Alfred. De plus, nous nous sommes modernisés et nous avons mis sur pied le portail La Voie Agricole » mentionne M. Bercier.

Le président de l’UCFO a tenu à remercier les deux partenaires qui ont cru en l’organisme. « Cependant, ces fonds deviendront éventuellement insuffisants et nous allons devoir rechercher d’autres partenaires », souligne Pierre Bercier.
Groupement de gestion agroenvironnementale
Le conseiller agroenvironnemental du GGAEO, Georges Érick Tsague, a profité de cette conférence pour présenter les grandes lignes de l’organisme qui compte, à ce jour, une quarantaine d’entreprises agricoles. « Le groupement de gestion agroenvironnemental de l’Ontario a pour objectif de favoriser le développement durable des entreprises agricoles en adoptant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement », présente M. Tsague.

Selon M. Tsague ces pratiques de gestion d’entreprises permettront d’améliorer la viabilité, la compétitivité et l’efficacité des fermes de la région, de diminuer les risques environnementaux reliés aux pratiques agricoles, de permettre aux entreprises agricoles de s’adapter aux enjeux environnementaux actuels et d’améliorer la viabilité des entreprises par le biais d’une agriculture durable.

Créé le 25 mars 2002, le GGAEO offre plusieurs services aux membres, que ce soit l’aide dans l’élaboration des plans et stratégies de gestion des éléments nutritifs tel que recommandé par la province, le suivi des champs, le diagnostic de compaction et le drainage, le dépistage de mauvaises herbes, le contrôle de la qualité des semis, l’interprétation des analyses de sol et de fumier/lisier et de leur gestion agroenvironnementale, et bien plus.

RJEA

De son côté, la coordonnatrice du Réseau de jeunes entrepreneurs en agroalimentaire, Christine Rieux, a présenté le réseau. « Ce projet vise à regrouper les jeunes entrepreneures et les jeunes entrepreneurs potentiels qui aspirent à développer des entreprises de production, de transformation ou de commercialisation de produits agroalimentaires », présente Christine Rieux.
Comme le mentionne cette dernière, le RJEA a pour objectif de « contrer le phénomène de l’exode rural, de mettre sur pied un forum économique, de former un réseau dynamique, de faciliter l’accès à l’expertise et aux ressources agroalimentaires, d’encourager les initiatives de commercialisation de produits à valeur ajoutée et/ou à chaîne de valeur et d’offrir et encourager la formation », souligne Mme Rieux.

La rampe de lancement de ce réseau sera la présentation au Collège d’Alfred, le 26 mars prochain, d’un Symposium économique qui aura pour thème: ?L’agriculture en tête de la chaîne!?.
« Nous espérons obtenir la participation de 50 personnes qui nous permettront de faire ressortir les besoins de formation, d’activités et de financement. À long terme, nous croyons que le réseau permettra de véhiculer un sentiment de fierté rurale et d’unité par l’établissement d’entreprises et la création de nouveaux marchés », indique la coordonnatrice du RJEA.

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