Le 21 avril 2004

L’Union fait la force – version 21e siècle


Dans l’ordre habituel, on aperçoit la coordonnatrice bénévole du comité de développement économique de Ste-Anne-de-Prescott, Lucie Brunet. Celle-ci est en compagnie d’un membre du comité, Louis Lavigne, du conférencier invité, Gaston Gadoury de Rapide Dan

Comment les petites communautés rurales peuvent-elles réussir à se développer sur les plans économique et social dans le 21e siècle? En bref, la recette consiste en quatre ingrédients principaux: la communication, la vision, la volonté et la ténacité.

Gaston Gadoury, invité à titre de conférencier lors de l’atelier public sur la vitalité des villages, organisé par le Comité de développement économique de Ste-Anne-de-Prescott, a livré sa recette. Ce consultant en développement rural, a une formation en développement régional. Il a été agent de développement économique et coordonnateur de la Table de concertation agroalimentaire de l’Abitibi-Témiscamingue. Ancien producteur laitier, il siège au conseil municipal de Rapide Danseur où il préside le comité de développement économique bénévole.

Selon Monsieur Gadoury, il arrive souvent que les petites localités se réveillent, suite à un choc ou un problème, qui mène à une prise de conscience. C’est alors que le premier ingrédient, soit la communication, devient important. Les résidants ont besoin de se réunir, de se regrouper, de se parler et de s’écouter jusqu’à temps qu’ils arrivent à une vision commune de l’avenir. Cette vision partagée est le deuxième ingrédient. À partir du moment où la communauté connaît les enjeux et sait où elle veut aller, un comité ad hoc ou des institutions existantes, peuvent canaliser la volonté d’agir. Cette volonté est le troisième ingrédient. Mais il en faut un quatrième: la ténacité. Celle-ci est importante parce que le développement économique est un processus qui s’étale sur plusieurs années.
Il soutient encore, que le développement d’une communauté est l’affaire de tout le monde. Dans les villages et les régions où tout le monde se sent concerné, tous peuvent veiller au grain. La communication doit continuer pour encourager les nouvelles entreprises, garder en santé celles qui existent, chercher des occasions pour les jeunes qui sont partis aux études de revenir en région, et combler les besoins de la population. Un beau rôle, pour un comité de développement économique, est de faire la promotion de ce qui existe et de ce qu’on souhaite attirer.

Partage d’expériences

Les bénévoles du comité de développement économique de Ste-Anne-de-Prescott, ont profité de cette journée pour raconter leur expérience depuis deux ans. Louis Brunet constate qu’il y a une longue tradition de coopération à Ste-Anne: « Notre petit village a une magnifique église patrimoniale, un beau grand centre communautaire et on a fondé une caisse populaire, dit-il. Le parc et les différentes fêtes et activités sont aussi le fruit d’une collaboration. »

Quant à Louis Lavigne, il fait observer qu’avec quatre jeunes diplômés, impliqués au sein du comité, le désir de continuer à créer les énergies qui vont assurer la prospérité et la qualité de vie dans le 21e siècle, est manifeste. « Notre étude sur l’agriculture nous démontre qu’il est possible de faire de la transformation de notre production. Il nous faut démarrer de petites entreprises ou des « à-côtés », sur nos fermes existantes, croit-il. Quand on arrive à vendre directement au consommateur, on garde la marge de profit ici ».

La vision développée par la communauté de Ste-Anne-de-Prescott, l’hiver dernier, est celle d’une communauté où il fait bon vivre et où l’on crée de l’emploi pour les jeunes familles. L’agriculture est au centre de cette vision, comme levier pour la création d’emplois. Conventionnelle ou biologique, portant sur des productions à valeur ajoutée, les citoyens veulent qu’elle se développe dans le respect de l’environnement. Le comité espère ainsi attirer de nouveaux résidants qui veulent s’impliquer.

Interrogé sur le progrès vécu par Ste-Anne-de-Prescott, M. Gadoury a indiqué: « Je crois que vous êtes bien lancés, votre vision est claire et vos projets cheminent aussi vite qu’ils peuvent. Si le comité de développement économique continue à exercer les qualités de volonté et ténacité, et surtout s’il interpelle la population par des réunions comme aujourd’hui, d’après ce que j’ai vu dans d’autres communautés, vous ne pouvez que réussir. »

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’étude sur la diversification de la production agricole entreprise par le comité de développement de Ste-Anne-de-Prescott. L’étude porte aussi sur les opportunités de transformation des produits ainsi que sur la vente aux consommateurs. Ce projet a bénéficié d’une aide financière du Regroupement pour le développement économique et l’employabilité (RDÉE) ainsi que du Programme d’assistance technique au développement économique communautaire (PATDEC).

Source: Comité de développement économique de Ste-Anne-de-Prescott.

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