Volume 30 Numéro 08 Le 5 décembre 2012

La biotechnologie aidera les cultures à endurer la sécheresse


 (EN)—Le maintien de la production d’aliments essentiels en temps de sécheresse étendue est un défi de taille, puisque le manque d’eau nuit à la production d’aliments, qu’ils soient destinés aux animaux et ou aux humains. Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, notre pays a connu en 2001 et 2002 une sécheresse historique qui a dévasté plusieurs secteurs de l’économie.

Les répercussions ont été considérables :

• La production agricole a chuté d’une valeur d’environ 3,6 milliards de dollars.

• Le produit intérieur brut (PIB) a diminué de 9 milliards de dollars.

• Plus de 41 000 emplois ont été perdus.

• Le revenu net agricole fut négatif ou nul dans plusieurs provinces.

• L’inventaire du bétail a diminué à bien des endroits, spécialement en Alberta.

• Bien des sources d’eau, fiables par le passé, ont perdu une partie de leur qualité, si bien que nombre d’entre elles ne répondaient plus aux normes minimales.

• Des impacts se sont fait sentir dans des domaines aussi variés que la production agricole et la transformation des aliments, l’approvisionnement en eau, les loisirs, le tourisme, la santé, la production hydroélectrique, les transports et la foresterie.

• Au nombre des impacts à long terme, on note une dégradation des sols et d’autres dommages causés par l’érosion éolienne, la détérioration des pâturages et la réduction de la taille des troupeaux.

Depuis ce temps, les chercheurs en phytotechnie ont consacré temps et ressources à mettre au point, à l’aide de la biotechnologie, des plantes capables de protéger le sol en situation de sécheresse. Au cours des 15 dernières années, les agriculteurs canadiens ont utilisé des techniques habiles pour déjouer les conditions sèches, y compris des méthodes de semis qui dérangent peu le sol, le travail réduit du sol, un désherbage plus efficace et une utilisation plus judicieuse des herbicides.

Selon Robert Wager, chercheur en biologie moléculaire et en biochimie à l’Université de l’île de Vancouver, les pénuries d’eau demeurent une inquiétude importante en agriculture, mais les avancées en biotechnologie aideront les producteurs à en atténuer la plus grande part. « Les cultures tolérantes à la sécheresse vont assurément jouer un grand rôle dans le maintien des rendements pour les décennies à venir», a-t-il affirmé.

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