Volume 29 Numéro 21 Le 6 juillet 2012

La gestion de l’offre fait toujours craindre


Par Simon Durand, directeur général UCFO


Le 19 juin dernier, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il se joignait aux négociations en vue de former un partenariat transpacifique (PTP). Les avis des acteurs du milieu agricoles étaient partagés à l’annonce de l’entrée du Canada à la table des négociations. Alors que certains se réjouissent, d’autres craignent encore que le fédéral ne fasse des compromis concernant la gestion de l’offre.

Le président de la Fédération canadienne d’agriculture (FCA), Ron Bonnet, s’est déclaré heureux de l’admission du Canada au PTP, compte tenu de l’importance des marchés d’exportation disponible à nos producteurs. «Une décision stratégique pour la croissance et la prospérité à long terme», a-t-il qualifié.

Même réaction positive du côté du Canadian Cattlemen’s Association, des Producteurs de grains du Canada et du Conseil canadien du porc. Ces productions canadiennes de porc, de bœuf et de grain sont largement tributaires des marchés d’exportation et l’amélioration de l’accès à cette zone commerciale est un énorme bénéfice.

L’avantage pour les producteurs de grains pourrait même être multiplié puisqu’en plus de l’augmentation des volumes dédiés à l’exportation, on s’attend également à une hausse de la demande intérieure compte tenu des marchés importants que la zone du PTP représente pour l’industrie de la viande canadienne.

Gestion de l’offre

Bien que le gouvernement fédéral affirme n’avoir eu aucune concession à faire pour joindre la table de négociation, on se rappellera que l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis ont mis beaucoup de pression sur le gouvernement canadien afin qu’il abandonne ou modifie son système de gestion de l’offre.

En ce sens, la Fédération canadienne d’aqgriculture «s’attend à ce que le gouvernement maintienne sa position déclarée et son solide soutien à l’égard des régimes de gestion de l’offre et veille à l’existence des mesures nécessaires pour assurer leur réussite»

Par voie de communiqué, les Producteurs laitiers du Canada affirment que le pays a réussi à conclure de nombreux accords commerciaux dont l’ALENA et plusieurs ententes bilatérales tout en conservant le système de gestion de l’offre. «Nous nous attendons à ce qu’il maintienne sa position de défenseur de ce système dans toutes les tribunes internationales», ont-ils déclaré.

Avec l’arrivée du Mexique et du Canada à la table des négociations, le PTP regroupe maintenant 11 pays, soit les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, le Chili, Singapour, la Malaisie, le Vietnam et le Bruneï. Pour le gouvernement fédéral, afin d’assurer le développement économique, il était essentiel d’être présent dans ce groupe puisque l’Asie-Pacifique est l’une des régions du globe qui croît le plus rapidement. Avec ses 11 pays, le PTP représente 658 millions d’habitants.

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